Tribune libre de Jean-Claude Comorassamy :

"La paupérisation s'aggrave, le Gouvernement regarde ailleurs !"


Publié / Actualisé
Selon Jean-Claude Comorossamy, le gouvernement, par l'intermédiaire du premier ministre Édouard Philippe attaque le service public. Notamment avec la réduction des effectifs. Il s'inquiète également de la hausse de la contribution sociale généralisée pour les retraités. "Les pauvres s'appauvrissent chaque jour un peu plus, nos travailleurs qui sont actuellement en retraite, appellent au secours, à l'aide, crient à l'injustice, pestent leur colère", indique-t-il dans un courrier des lecteurs que nous publions intégralement.
Selon Jean-Claude Comorossamy, le gouvernement, par l'intermédiaire du premier ministre Édouard Philippe attaque le service public. Notamment avec la réduction des effectifs. Il s'inquiète également de la hausse de la contribution sociale généralisée pour les retraités. "Les pauvres s'appauvrissent chaque jour un peu plus, nos travailleurs qui sont actuellement en retraite, appellent au secours, à l'aide, crient à l'injustice, pestent leur colère", indique-t-il dans un courrier des lecteurs que nous publions intégralement.


Sur sa page Facebook, le premier Ministre Édouard Philippe a lancé ce p’tit message qui en dit long de son intention de réduire semble t-il, le périmètre des services publics pour en faire des économies. Il a écrit : " J’ai été fonctionnaire. Je suis fils de fonctionnaire. J’ai le plus grand respect pour la fonction publique. Nous lui confions chaque jour, ce que nous avons de plus précieux : notre sécurité, notre santé, l’avenir de nos enfants.  Mais je suis convaincu que le service public doit aussi se transformer ".

Si ce schéma consiste à des attaques petit à petit le service public,  en réduisant ce service public et de son personnel. Ce dessein aura des conséquences très graves pour ceux qui ont les plus besoins. Or que nous savons, que ceux qui grandissent dans la pauvrenété ont plus besoins du service public. Pendant ce temps,  les pauvres s’appauvrissent chaque jour un peu plus, nos travailleurs qui sont actuellement en retraite, appellent au secours, à l’aide, crient à l’injustice, pestent leur colère.

Personne ne les entend. Comble de l’ignominie, une députée de la majorité présidentielle ose justifier que la hausse du CSG aux retraités, se fait au nom de " la solidarité intergénérationnelle ". No comment ! Bien qu’une étude récente du secours catholique annonce plus de 8,8 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté en 2015, en augmentation par rapport à 2014. Cette grave problématique ne doit-elle pas être considérée comme une priorité nationale par nos élus, par notre gouvernement, par notre président ?

Par contre, aucun système " d’écrêtage " n’est prévu pour réduire le nombre de nos élus, nos parlementaires, eux qui touchent des avantages plus qu’onéreux voire la " gamelle " remplie au maximum ! Et si nos élus partageaient un peu de leurs indemnités aux plus nécessiteux ? Qui disait hier encore que " mon parti c’est la population Réunionnaise " ? Alors, oui, il faut réfléchir sur le service public de demain, oui il faut le moderniser. Surtout en n’abandonnant jamais la mission d’intérêt général, ce que l’intersyndicale dont la CFDT a manifesté le 10 octobre pour leur attachement aux services publics de proximité, ciment de notre lien social qu’à une question d’effectifs. Mais bien de préserver notre modèle de société de mission d’intérêt général.


Jean Claude Comorassamy
Saint-Leu

   

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