Tribune libre de Jean Claude Comorassamy :

Près d'un demi siècle de chemin parcouru à la CFDT


Publié / Actualisé
Dès 1970, âgé d'à peine 17 ans et demi, qu'a débuté mon long et merveilleux chemin au sein du syndicat CFDT. Un cheminement d'adhérent à militant passionné, investi, d'engagement avec des hauts et des bats, avec mon lot d'admirations autour du staff de la CFDT, plus particulièrement à Jean Pierre Rivière le secrétaire général.
Dès 1970, âgé d'à peine 17 ans et demi, qu'a débuté mon long et merveilleux chemin au sein du syndicat CFDT. Un cheminement d'adhérent à militant passionné, investi, d'engagement avec des hauts et des bats, avec mon lot d'admirations autour du staff de la CFDT, plus particulièrement à Jean Pierre Rivière le secrétaire général.

Mais, parfois aussi de désillusions, avec " mes coups de gueules " pour faire comprendre que le syndicalisme doit avant tout évoluer vers un dialogue social apaisé et constructif, pour être cette " force de propositions " et sans faire l’impasse d’être à l’offensif lorsque la situation est jugée nécessaire.

D’ailleurs, aujourd’hui encore, c’est avec une grande fierté de cette lignée syndicale que je me suis adhéré, investi à ce syndicat, m’appuyant singulièrement aux cinq valeurs (solidarité, émancipation, indépendance, autonomie et démocratie) qui font de la Femme ou de l’Homme que nous sommes de véritables acteurs, pour construire un monde syndical meilleur. Ce sont des valeurs fondamentales, que je m’attache aujourd’hui encore à  véhiculer et à fédérer auprès des hospitaliers.

Dans ce long parcours professionnel, j’ai pris ma carte syndicale à la CFDT dès le début de mon embauche, une cotisation payée par des timbres à l’époque, d’abord à l’Usine Sucrière de Stella, puis lors de sa fermeture en 1978, à l’établissement public de santé mentale. Ce demi-siècle de parcours militantisme syndical, qui me donne cet honneur de partager ce point de vue, que peut être Jean Pierre se nourrit encore, qu’un mandat
syndical où être dirigeant d’un grand central syndical comme la CFDT, n’est sûrement pas " un chemin pavé de roses ". N’est ce pas Jean Pierre ?

Mais, puisqu’un congrès est un évènement incontournable dans la vie d’une organisation syndicale. Cette semaine, c¹est dans le discours de la politique générale syndicale de Jean Pierre Rivière secrétaire général de l’UIR-CFDT, que va constituer le temps fort de ce dix septième congrès de la CFDT à la Réunion, avec le souci d’éclairer sur les modalités de fonctionnement organisationnel du syndicat, du bilan, de ses
réflexions, dune occasion rêvée pour faire un retour en arrière et de se projeter dans l'avenir qui nous attend.

C'est là aussi, que les grandes orientations stratégiques de l’organisation syndicale seront débattues, amendées puis votées par les délégués, sur la base des échanges et des réflexions, qui ont conduits les très nombreux militants à participer activement aux processus démocratique, voulu par notre secrétaire général mais aussi préconisé parle statut de la CFDT. Les plus réfléchis comprendront qu’en ancrant le paysage syndical tourné vers une ère d’un syndicalisme plus moderne et futur, sans faire l’impasse du passé, qu’on pourra s’avancer ensemble.

Ainsi, aussi loin que je me souvienne, c’est en défilant à côté d’un certain M. Raoul Lucas, lors du premier mai 1968 à Piton St-Leu à peine âgé de 16 ans, que j’avais nourri de grands espoirs, à cultiver cette richesse syndicale, d’être un jour, une de ces petites sources de réflexion qui fera demain, une grande rivière d’idées à la CFDT.

Jean Claude Comorassamy

   

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