[VIDEO] Tribune libre d'Ericka Bareigts :

Des inquiétudes dans les outre-mer


Publié / Actualisé
Aujourd'hui (mercredi 21 février 2018 - ndlr, dans le cadre de la semaine de contrôle de l'Assemblée nationale, j'ai interrogé la Ministre des Outre-mer, Annick GIRARDIN, sur la politique économique du gouvernement dans les Outre-mer. J'ai souligné que les décisions du gouvernement soulevaient de nombreuses inquiétudes.
Aujourd'hui (mercredi 21 février 2018 - ndlr, dans le cadre de la semaine de contrôle de l'Assemblée nationale, j'ai interrogé la Ministre des Outre-mer, Annick GIRARDIN, sur la politique économique du gouvernement dans les Outre-mer. J'ai souligné que les décisions du gouvernement soulevaient de nombreuses inquiétudes.

Inquiétude des forces vives des Outre-mer d’abord. Le gouvernement a en effet décidé de la révision des dispositifs de compensation des handicaps structurels des Outre-mer ainsi que du CICE. Le coût de ce crédit d’impôt tel que notifié à Bruxelles s’élève à près de 550 millions d’euros, chiffre confirmé par le cabinet Mazars dans une étude à ce sujet. Or, selon les informations de la FEDOM, les estimations actuelles de Bercy seraient bien inférieures puisque le montant de 380 millions serait actuellement retenu. J’ai demandé si ces divergences étaient réelles, ce que la Ministre m’a confirmé.

 

Inquiétudes des parlementaires ensuite. Le gouvernement a promis qu’1 milliard d’euros serait réservé aux Outre-mer dans le cadre du Grand Plan d’Investissement. Le Premier ministre a publié le 3 janvier dernier une circulaire relative à la mise en oeuvre du Grand Plan d’Investissement. Pas une seule fois, les Outre-mer ne sont mentionnés dans cette circulaire alors que les finalités de ce Plan sont clairement soulignées ! La Ministre m’a confirmé que les Outre-mer bénéficieraient bien d’un milliard d’euros dans ce cadre.

Inquiétudes des Ultramarins enfin. La réforme des contrats aidés a déjà coûté environ 4000 postes à La Réunion alors que les Outre-mer devaient en être exemptés. J’ai rappelé que j’étais interpellée par de nombreuses familles réunionnaises sur la suppression des Allocations Logement Accession. Pour La Réunion, ce sont 2000 emplois qui sont menacés dans le BTP et des pertes qui sont estimées à 100 millions d’euros. Comme au Secrétaire d’Etat Julien
Denormandie la semaine dernière, j’ai redemandé un moratoire. La Ministre m’a cette fois répondu que la demande était à l’étude. Le gouvernement ne l’exclut pas, ce qui est un progrès. Cependant, comme mes collègues députés de La Réunion, je reste vigilante et continue à plaider pour un moratoire effectif le plusrapidement possible pour que les familles réunionnaises ne soient pas pénalisées.

Ericka Bareigts

   

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