Tribune libre de Jean-Claude Comorassamy :

S'opposer à la régression sociale hospitalière


Publié / Actualisé
Huit jours après la décision du comptable public, dans une information adressée au Directeur des hôpitaux de l'Ouest, de procéder au rejet des mandats de la paye du mois de mai, si celui-ci maintenait l'indexation de certaines primes sans base légale dit-il, a mis hier toute la journée le feu aux poudres au monde hospitalier de la fonction publique.
Huit jours après la décision du comptable public, dans une information adressée au Directeur des hôpitaux de l'Ouest, de procéder au rejet des mandats de la paye du mois de mai, si celui-ci maintenait l'indexation de certaines primes sans base légale dit-il, a mis hier toute la journée le feu aux poudres au monde hospitalier de la fonction publique.

Effectivement ce complément de rémunération appelé indexe de correction a été créée en 1957 soit plus de 60 ans, revue à baisse à 1,138 en 1979 et jugée sans base légale depuis l’abandon du franc CFA en 1975.

Appuyant sur un rapport de la Chambre Régional des Comptes (CRC) de 2015, les comptables du trésor public de Saint-Paul et de Saint-Denis ont cru bon, sans concertation, sans aucune information au personnel concerné, sans dialogue social….en faisant fi des partenaires sociaux pour exiger d’appliquer à la seule fonction publique hospitalière, ce qu’aucun gouvernement de droite comme de gauche n’avait osé de faire en matière de recul social.

Plusieurs questions ont été posées hier dans cette grande manifestation en reprenant aussi la phrase célèbre, du regretté député Laurent Vergès lancée à la tribune de l’Assemblée nationale " Nou lé pa plis nou lé pa moins respect’ à nou "…. Alors pourquoi cette iniquité entre les trois fonctions publiques ? Pourquoi les hospitaliers ? Quel périmètre supplémentaire voulait-on atteindre après la mise en œuvre de cette désindexation des primes ? En un mot, ne veut-on pas ouvrir la boîte de Pandore de la sur rémunération des fonctionnaires, en passant d’abord au monde hospitalier ?

Ce coup de chauffe d’hier doit faire comprendre à ceux qui allument la mèche doivent surtout mesurer les conséquences. Vu il faut le savoir que "  le recul social des hospitaliers ne se négocie, il se combat avec force aujourd’hui comme demain ".

Jean-Claude Comorassamy

   

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