Tribune libre de la FSU :

A propos de "la situation critique de l'école des Beaux-Arts du Port"


Publié / Actualisé
Rien ne s'arrange à l'École Supérieure d'Art de la Réunion (ESAR). Alors que le renouvellement du poste de direction de l'ESAR est en cours, nous assistons avec stupéfaction à des stratégies incompréhensibles et à des conflits entre les financeurs publics de l'école. La nomination de l'actuelle directrice avait été appuyée par La Région Réunion au motif que si elle n'était pas nommée il pourrait y avoir de graves conséquences. 4 ans plus tard, malgré une situation financière problématique, la Région Réunion souhaiterait maintenir cette directrice dans ses fonctions alors même que sa gouvernance est majoritairement critiquée : gabegie financière, dysfonctionnements en cascade, souffrance au travail, revendications des élèves souvent étouffées....
Rien ne s'arrange à l'École Supérieure d'Art de la Réunion (ESAR). Alors que le renouvellement du poste de direction de l'ESAR est en cours, nous assistons avec stupéfaction à des stratégies incompréhensibles et à des conflits entre les financeurs publics de l'école. La nomination de l'actuelle directrice avait été appuyée par La Région Réunion au motif que si elle n'était pas nommée il pourrait y avoir de graves conséquences. 4 ans plus tard, malgré une situation financière problématique, la Région Réunion souhaiterait maintenir cette directrice dans ses fonctions alors même que sa gouvernance est majoritairement critiquée : gabegie financière, dysfonctionnements en cascade, souffrance au travail, revendications des élèves souvent étouffées....

C’est dans ce contexte qu’un Conseil d’Administration (CA) extraordinaire a été convoqué le 8 juin pour le lendemain, pour statuer sur le renouvellement du mandat de la directrice. Au final il a été reporté faute d’avoir pu réunir au moins la moitié de ses membres. La réglementation prévoit dans ce cas un nouveau CA qui pourra alors prendre des décisions quel que soit le nombre de participants. Étrangement, aux dires de la directrice, c’est la Région qui aurait incité le Président du CA à procéder de la sorte pour pouvoir plus facilement obtenir sa réélection. Cette manœuvre, si elle est avérée, s’ajoute à la très longue liste des dysfonctionnements qui perturbent l’école depuis des années.

Pour n’en citer que quelques-uns :

Des pressions de toutes sortes sont quotidiennement exercées sur des personnels ou leurs représentants au point que plusieurs dossiers sont actuellement montés pour saisir la justice afin que ces pressions cessent.
La FSU est systématiquement rendue responsable de tous les maux et son représentant subit une campagne de discrédit quasi-permanente où tous les moyens imaginables sont employés : déclarations devant témoins, encouragement donné à " ne plus être solidaire de la FSU ", à ne pas dire " bonjour " (!), courriers internes affichés dans un couloir pour dénigrer à la vue de tous, tentative d’intimidation par courrier recommandé…... Le simple fait de poser de légitimes questions ou de signaler les problèmes est interprété comme une volonté de nuire.

Le CA est souvent le théâtre de scènes ubuesques :

Le Président y invite certains personnels non membres, les présente comme des représentants (qu’ils ne sont pas), leur donne volontiers la parole ; ceux-ci se retrouvent même parfois, en pleine séance, en conflit ouvert avec leurs propres élus (!). Par contre, des élèves, qui demandent à y être invités, se voient, eux, refuser tout accès au CA au prétexte du " bon déroulement " de celui-ci.
Une élection partielle aurait dû être organisée il y a plus d’un moins pour remplacer un membre ayant changé de statut, nous attendons encore ; fait curieux, il s’agit d’un représentant FSU…… Pourtant, en décembre dernier et dans des circonstances douloureuses pour l’école, la direction avait montré un empressement zélé à organiser une élection du même type juste avant un C.A.

Les conflits d’intérêt sont patents : par exemple, une association dirigée par une personne de l’ESA obtient sans consultation préalable du CA et sans réaction de son Président l’opportunité d’effectuer des interventions rémunérées à l’école. Elle n’est pas la première qui bénéficie de telles facilités. Singulièrement, un " collectif d’associations " ayant pour objet la défense du bilan et du projet de l’actuelle directrice vient de se manifester dans les médias.
Par ailleurs, celle-ci s’est employée à justifier dans la presse tous les problèmes de l’école par la baisse des subventions de la Région. Ce qui l’a ensuite obligé en CA à multiplier les phrases d’excuses et à accuser le journaliste d’avoir mal compris ses propos.

Pour résumer, tous les problèmes viendraient d’une baisse de moyens et/ou de la FSU.
Pourtant un audit est en cours pour faire la lumière sur l’organisation de l’école mais aussi prochainement sur la gestion financière et pédagogique, ces 3 sujets étant de la responsabilité exclusive de la direction.
Un diagnostic sur les Risques Psycho Sociaux avait aussi été lancé, puis annulé, alors que la directrice a dû reconnaître en CA que de nombreux personnels sont en souffrance. Ce qui n’a pas empêché le Président du CA de rester indifférent à tous ces personnels pour finir très récemment par signaler, très curieusement, un seul cas au CHS-CT compétent.

La FSU et les personnels sont tous soucieux du devenir de l’ÉSAR, c’est pourquoi nous ne comprenons pas ce regain de confiance accordé par la Région à la direction actuelle et au Président du CA alors même que tout a été fait pour que rien ne change et pour diviser les personnels entre eux, qu’ils soient enseignants, personnels administratifs ou techniques et même pour diviser entre eux les financeurs !

Si la presse interrogeait les élèves et les membres du personnel, elle aurait sans doute une vision plus juste de la situation !       

La section FSU de l'ESA Réunion
 

   

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