Tribune libre de David Lorion et Jean-Hugues Ratenon :

Ils interpellent la ministre de la Justice sur la situation de l'administration pénintentiaire à La Réunion


Publié / Actualisé
Voici le courrier commun de David Lorion et de Jean-Hugues Ratenon adressé à la Ministre de la Justice concernant le sous-effectif en personnel pénitentiaire à La Réunion et la vétusté de la Maison d'arrêt de Saint-Pierre. Ils demandent notamment l'affectation d'une cinquantaine d'agents - prioritairement attribués aux bénéficiaires du CIMM - pour remplacer les nombreux départs en retraite ainsi qu'un programme de modernisation des établissements notamment celui de La Cayenne.
Voici le courrier commun de David Lorion et de Jean-Hugues Ratenon adressé à la Ministre de la Justice concernant le sous-effectif en personnel pénitentiaire à La Réunion et la vétusté de la Maison d'arrêt de Saint-Pierre. Ils demandent notamment l'affectation d'une cinquantaine d'agents - prioritairement attribués aux bénéficiaires du CIMM - pour remplacer les nombreux départs en retraite ainsi qu'un programme de modernisation des établissements notamment celui de La Cayenne.

Madame la Garde des Sceaux,
Madame la Ministre,

De nombreux départs en retraite de surveillants et le manque structurel d'agents font apparaître un déficit de plus de cinquante postes pénitentiaires à La Réunion. Certes il y a eu, semble—t—il, un déblocage d'une trentaine de postes mais qui ne compensent pas intégralement le besoin en personnel des établissements de l’île.

En plus de ce sous—effectif, les conditions de travail se sont dégradées en raison de la vétusté et de la surpopulation carcérale notamment à la maison d'arrêt La Cayenne de Saint"Pierre. Le 18 novembre dernier, usant de notre droit de visite de lieux de privation de liberté, nous nous sommes rendus dans cet établissement. Il s’agissait pour nous de voir sur place quelles étaient les conditions de vie des détenus et de travail du personnel pénitentiaire. Nous avions été frappé par la très grande vétusté des lieux — aménagement datant des années 30 —, pour ne pas dire insalubrité, qui n’est pas digne de notre état de droit.

D'autre part, il n'existe toujours pas de commission administrative paritaire interrégionale (CAPI) à La Réunion où devraient pourtant siéger les différents représentants syndicaux locaux de l'administration pénitentiaire. Cette requête a pourtant été faite à plusieurs reprises par les intéressés sans pour cela obtenir satisfaction.

Nous vous demandons que plus d’une cinquantaine d’agents soient affectés sur l'île - prioritairement désignés parmi les bénéficiaires des CINHVI - et qu'un programme de modernisation des établissements soit enfin décidé. Nous souhaitons aussi rapidement la mise en place d’une CAPI.

En vous remerciant par avance de votre réponse, veuillez agréer, Madame la ministre, l’expression de notre haute considération.

David LORION et Jean-Hugues RATENON

   

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