Tribune libre de Virginie Gobalou, secrétaire générale de la CGTR au sein du Conseil Départemental de La Réunion :

"Un demi-siècle de combat pour la CGTR"


Publié / Actualisé
"Dans la lignée des évènements de Mai 1968, allait se structurer la CGT à La Réunion. Un syndicat dont j'ai l'honneur de présider aux destinées de sa représentation au sein du Conseil Départemental de La Réunion, plus gros employeur territorial de notre île. C'est aussi une collectivité où l'on se trouve au coeur de l'humain, du vulnérable, du fragile, du précaire avec un public constitué d'êtres en attente d'un vrai travail social colossal, de qualité et prenant, pour traverser toutes les étapes d'une existence.
"Dans la lignée des évènements de Mai 1968, allait se structurer la CGT à La Réunion. Un syndicat dont j'ai l'honneur de présider aux destinées de sa représentation au sein du Conseil Départemental de La Réunion, plus gros employeur territorial de notre île. C'est aussi une collectivité où l'on se trouve au coeur de l'humain, du vulnérable, du fragile, du précaire avec un public constitué d'êtres en attente d'un vrai travail social colossal, de qualité et prenant, pour traverser toutes les étapes d'une existence.

Cette existence actuelle et future où l’on nous promet toujours plus d’intelligence artificielle et de robotisation et où certains " prophètes " annoncent depuis fort longtemps la fin du travail, en oubliant de définir le modèle de société que nous souhaitons vivable et viable pour demain.

Si au sein de la société d’hier, les syndicats se sont battus et ont obtenu des acquis au service de plus de dignité humaine, l’avenir ne pourra s’envisager sans syndicalisme comme se plaisent à le croire certains oiseaux de mauvais augure ou esprits bien malveillants.

Plus que jamais, face aux coups de boutoir ouverts ou subreptices (au travers des " cavaliers sociaux " dans les projets de " loi de finances "), on tente de faire plier les syndicats pour que demain il n’y ait plus de garanties sectorielles applicables à toutes et tous au travers de conventions collectives nationales plus justes, mieux négociées et plus équilibrées.

Mais, disons tous ensemble que cela suffit. Disons, avec force, courage et intelligence NON; car le moment est venu de dire NON au travers des manifestations qui s’essoufflent certes, mais dont nous avons plus que jamais besoin. Le  moment est venu de redonner de la couleur au Combat, de ne jamais céder à la tentation de la capitulation, de construire la résistance active et permanente, et, de formuler les propositions lucides pour éviter de se voir imposer une vision qui n’est pas la nôtre pour notre île et son développement, une vision plutôt non subie et une vision portée, partagée et ambitieuse au service de tous et de l’intérêt de chacun sans risque de rupture ou de confrontation.

Les gouvernants nous veulent voir divisés, ne leur laissons pas croire en cette opinion erronée, car nous sommes dans la Concertation, bien au-delà du champ syndical qui nous oblige à avoir une vision offensive pour demain.

Le G de la CGTR nous oblige à rester groupés, et, à offrir notre unité en guise de force aux combats du moment comme de ceux à venir, dont les élections professionnelles de Décembre 2018 marqueront assurément un temps fort.
Le T de notre sigle doit nous rappeler que nous sommes les travailleurs, soit la principale force économique qui se réveille chaque matin pour faire fonctionner les services, les industries, les commerces, l’artisanat et les administrations tous essentiels les uns aussi bien que les autres à la population.

Le R de la CGTR nous oblige à envisager la Réunion comme une entité unique où les acquis de haute lutte pour certaines catégories sociales ne sauraient purement et simplement être remis en cause par le zèle de certains " hauts fonctionnaires " de la comptabilité publique qui font d’un défaut de retranscription technique de références monétaire un obstacle insurmontable aux versements de primes dites indexées datant d’une quarantaine d’années de cela qui plus est. Ce qui est une façon inacceptable et lamentable d’ouvrir une brèche dans l’édifice social " Réunion " qu’on voudrait ainsi voir crouler dans un chaos social général. Réveillons-nous chers compatriotes et unissons-nous réunionnaises et réunionnais face à l’absurde".

La Secrétaire Générale  de la Confédération Générale du Travail de La Réunion au Conseil Départemental et son équipe.

Virginie Poïnin-Gobalou

 

   

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