Tribune libre du Collectif de Défense du domaine public maritime :

Paillotes : "un sentiment de mépris pour notre combat"


Publié / Actualisé
Le collectif de défense du DPM a adressé un courrier au nouveau sous-préfet de Saint-Paul, Olivier Tainturier. Ce courrier fait suite à la rencontre qui avait eu lieu entre le collectif et le sous-préfet concernant l'affaire des paillotes de l'Hermitage. Le collectif fait part de son ressenti après cette rencontre qui leur a laissé un sentiment de mépris de la part du sous-préfet. Ci-après le contenu de cette lettre :
Le collectif de défense du DPM a adressé un courrier au nouveau sous-préfet de Saint-Paul, Olivier Tainturier. Ce courrier fait suite à la rencontre qui avait eu lieu entre le collectif et le sous-préfet concernant l'affaire des paillotes de l'Hermitage. Le collectif fait part de son ressenti après cette rencontre qui leur a laissé un sentiment de mépris de la part du sous-préfet. Ci-après le contenu de cette lettre :

Monsieur le Sous-Préfet, suite à notre rencontre du 8 août dans vos bureaux, nous revenons vers vous en mettant en pratique notre nouvelle stratégie de communication dans l'affaire des Paillotes de l'Ermitage mais plus généralement dans la gouvernance du DPM sur la Commune de Saint-Paul.

En effet, notre dernière rencontre nous laisse :

- sur un sentiment de mépris de notre combat pour le respect et l'application des LOIS sur le DPM,
- ur un sentiment que ceux qui bravent les LOIS sont plus écoutés et protégés, plus particulièrement par l'arrêté du Maire de Saint-Paul d'autoriser les soirées du Jeudi soir à la Bobin qui est depuis le 1er Juillet 2018 en totalité illégalité sur le DPM,
- sur un doute de l'avenir de la gouvernance du DPM et de la nécessité de protéger notre lagon, notre biodiversité et notre récif corallien,
- à l'image de la dernière révélation dans le JIR de ce samedi 18 août 2018 concernant la rondavelle de la Saline les Bains nous sommes obligés de constater que les pratiques de la Deal, de Tamarun, de la Mairie de Saint-Paul (connues par les services de la Sous-Préfecture) sont monnaies courantes et que malgré la connaissance de la situation des décisions sont prises à l'encontre de l'environnement, à l'encontre du PPRL et que la sauvegarde de notre lagon n'est pas la priorité des autorités,

Monsieur le Sous-Préfet,
Nous pensons que vous n'avez pas eu accès à l'ensemble de informations sur la gestion du DPM, pour cela nous vous proposons de prendre connaissance de la rencontre du 12 février 2018 avec votre prédécesseur, Monsieur Frédéric Carre et Monsieur Maurin de la Deal.

Depuis Septembre 2017, puis les 4 et 11 novembre 2017 les Réunionnais sont dans l'attente de signes forts de la part des autorités pour l'application et le respect des LOIS dans le seul but de protéger notre lagon. Nous avons accepter les temps souhaités par le Préfet, le temps des procédures administratives de l'Etat, des collectivités, ... juridiques du Tribunal Administratif ...

Mais aujourd'hui nous devons changer de stratégie pour que la gouvernance de la gestion du DPM soit la plus transparente possible.

Considérant que le Tribunal Administratif a déclaré que nous n'avons pas le droit à agir sur le DPM,
Considérant que vous, Sous-Preft de Saint-Paul,  ne souhaitez pas un bain de sang (comme vous nous l'avez exprimé dans votre bureau),
Considérant que le Maire de Saint-Paul et vous-même nous interdisent de manifester (jusqu'à ce lundi 20 août 2018),

Partant du principe que les Réunionnais doivent être informés dans la plus grande transparence, nous avons souhaitez qu'à compter de ce jour tous les dossiers du DPM seront portés publiquement.
Nous solliciterons publiquement les élus de Saint-Paul, de La Région, du Département sur leur responsabilité face à la nécessité de la protection de notre lagon et notre biodiversité,

Nous solliciterons publiquement, les élus de la mairie de Saint-Paul sur la transparence des pratiques sur le DPM :

    les AOT de 2008 à 2014, puis de 2014 à 2017, les redevances (payées et non payées),
    les autorisations et permis de construire, le respect des décrets plages, loi du littoral, ordonnance du 19 avril 2017,
    les occupations illégales des loueurs de transat,
    les sentiers des pêcheurs,
    les murs en dur sur le trait de côte,
    les empiètements illégales des maisons pied dans l'eau,
    le non respect du chemin de fer,
    la zone de non droit de la Saline les Bains ... autour de la Bodega,
    le non respect des recommandations du BRGM 2012 et les zones d'aléas forts,
    la pratique de Tamarun par le non respect du DPM et de l'obligation de signer des AOT pour les rondavelles et non des Baux,
    les occupations illégales des terrasses des restaurants sur les esplanades du Boucan Canot et des Roches Noires, ...

Autant de dossiers à ouvrir et pour lesquels nous souhaitons de la transparence pour un traitement équitable de l'activité commerciale sur la zone balnéaire.

Dans le cadre de notre nouvelle stratégie, nous mettrons systématiquement la presse en copie de nos communications. Elle n'aura pas obligation de les diffuser mais elle pourra aller plus loin dans l'investigation et la vérification des informations.
Elle pourra aller là où ne pouvons nous mêmes aller à la pêche des informations.

pour ce jour, nous vous mettons en copie le compte rendu de la rencontre du 12 février 2018 entre votre prédécesseur, Monsieur Maurin de la Deal et les membres du CDDPM.

Dès cette rencontre, il était prévu que la Bobine et le Coco Beach détruisent les structures misent en cause en septembre 2017. ... A ce jour, rien n'est fait !

Monsieur le Sous-Préfet, Malgré un premier contact peu concluant nous souhaitons que vous puissiez réussir au rétablissement d'une gestion respectueuse sur le DPM et croyez bien que nous serons les premiers à vous aider.

Cordialement,
Les membres du CDDPM

   

2 Commentaire(s)

Athena974, Posté
Comment peut-on accéder au compte rendu de la rencontre du 12 février 2018 ?
Sylvie, Posté
La Réunion est une vrai poubelle aucun élu ni haut fonctionnaire ne veulent réhabiliter la Réunion . La Réunion île propre , n’existera tant que les décisions restent bloquées et on n’utilise que très peu des les énergies renouvelables.