Tribune libre du syndicat du sucre :

Cyclones 2018 : des conséquences aussi graves pour les industriels que pour les planteurs


Publié / Actualisé
La situation climatique exceptionnelle, qui a fortement impacté la campagne sucrière 2018 avec une perte de près de 400 000 tonnes de cannes, aura une forte répercussion sur la production de sucre entrainant une perte de l'ordre de 44 000 tonnes.
La situation climatique exceptionnelle, qui a fortement impacté la campagne sucrière 2018 avec une perte de près de 400 000 tonnes de cannes, aura une forte répercussion sur la production de sucre entrainant une perte de l'ordre de 44 000 tonnes.

Dans le cadre de l’Interprofession (CPCS), un important travail associant tous les syndicats agricoles, a permis de définir un plan de relance post-cyclonique afin de préparer la prochaine campagne sucrière dans les meilleures conditions.

Au regard de l’équilibre du plan de relance, les propos électoralistes de certains responsables syndicaux (JA, UPNA) apparaissent comme une contre-vérité manifeste. Ils démontrent la volonté de manipuler les planteurs au mépris d’une solution interprofessionnelle qu’ils ont eux-mêmes voté lors de l’Assemblée Générale du CPCS du 29 octobre 2018. Le plan de relance a été adopté à l’unanimité.

Pour les planteurs :

les planteurs recevront plus de 6 millions d’euros d’aides soit 15 € par tonne de canne manquante c’est-à-dire 136 € par tonne de sucre manquante. A ces montants s’ajouteront les indemnisations de l’Etat au titre des cyclones de début d’année. 

Le plan prévoit : une aide de 240 € par hectare pour l’itinéraire technique, financée à hauteur de 120 € par le Conseil départemental et à hauteur de 120 € par les fonds interprofessionnels planteurs (art. 17 de la Convention Canne). Le portage, à la demande, des factures d’irrigation du premier semestre 2018. L'abattement pour les planteurs de 25% des factures d’eau pour le deuxième semestre 2018 financé par le Conseil départemental. Enfin, à l’issue de la campagne en cours, l’étalement sur deux ans des emprunts pour les intrants  de 2018, restant à percevoir, contractés par les planteurs vis-à-vis de Tereos. 

Pour les indusriels :

L’industrie sucrière est également fortement impactée par ce contexte particulièrement défavorable. Elle subit de plein fouet le manque de matière première et voit sa production réduite de 44 000 tonnes. C’est pourquoi, les sucreries se verront, quant à elles, affecter une aide équivalente à la part consacrée par les fonds interprofessionnels planteurs (soit 120€/ha) financée sur les fonds interprofessionnels industriels (art. 21 de la Convention Canne). Ce soutien correspond à l’équivalent de moins de 57 € par  tonne de sucre manquante.

Il est important de souligner que cette diminution de la production sucrière est d’autant plus préjudiciable qu’elle intervient au cours d’une année où les prix du sucre se sont  effondrés avec une baisse de l’ordre de 30 % sur le marché européen. 

Le plan de relance est prêt et sera opérationnel dès que l’Etat aura respecté son engagement de confirmer par un courrier officiel que les fonds seront versés au plus tard le 1  mars 2019.

Syndicat du sucre

   

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