Manifestation des "Gilets Jaunes" :

La FDSEA demande des mesures d'urgence pour les agriculteurs


Publié / Actualisé
Les agriculteurs commencent à rencontrer de nombreuses difficultés. Quatre jours de manifestations qui bloquent les artères routières ainsi que la SRPP, de violences urbaines qui met quasi à l'arret la vie socio-économique de l'ile... de nombreuses exploitations se retrouvent aujourd'hui dans une situation critique. La FDSEA demande à rencontrer de toute urgence le sous-préfet de Saint-Pierre pour envisager des mesures exceptionnelles.
Les agriculteurs commencent à rencontrer de nombreuses difficultés. Quatre jours de manifestations qui bloquent les artères routières ainsi que la SRPP, de violences urbaines qui met quasi à l'arret la vie socio-économique de l'ile... de nombreuses exploitations se retrouvent aujourd'hui dans une situation critique. La FDSEA demande à rencontrer de toute urgence le sous-préfet de Saint-Pierre pour envisager des mesures exceptionnelles.

De nombreux éleveurs, toutes filières confondues, qui ne détenaient pas de stocks d'aliments de bétail ou très peu, ne sont plus en mesure de nourrir leurs animaux. Si la situation perdure 24 à 48 heures, très peu d'exploitations auront encore une marge de manœuvre.

Aux difficultés d'approvisionnement en aliments de bétail, s'ajoute également la rupture en carburant. Les éleveurs de la filière Bœuf notamment, ne peuvent plus utiliser leurs engins de transport pour récupérer le fourrage et nourrir leurs cheptels. La fillière Lait connaît ses premières perte. Une partie de la production a été jetée hier, faute de ne pouvoir etre livrée aux industriels.

Toute la filière Elevage est également confrontée à un risque sanitaire. Les exploitants doivent composer avec l'absence de passage de la société d'équarissage dont la fréquence est habituellement quasi-quotidienne.

La livraison de la canne, quant à elle, est à l'arret depuis le début des événements. Ce sont d'ores et déjà entre 80 000 et 100 000 tonnes de cannes qui se dégradent, se perdent.

Enfin, avec la fermeture des centrales de restauration collective et des cantines, ainsi que des grandes et moyennes surfaces, les productions de viandes et de fruits et légumes restent dans les exploitations. Des pertes substantielles seront également à déplorer si le mouvement continue.

Dans ce contexte de crise, la FDSEA demande à rencontrer le Sous-préfet de Saint-Pierre, M. Lucien Giudicelli, afin d'envisager des mesures d'urgence, et notamment :
- d'organiser des convois pendant le couvre-feu afin de permettre le réapprovisionnement des exploitations en aliments de bétail, de livrer leurs productions aux coopératives et de faire partir les animaux à l’abattoir ;
- de maintenir a minima l'activité au sein des exploitations. Les agriculteurs doivent avoir accès aux stations requisitionnées afin de réapprovisionner en carburant leurs engins de transport qui servent à acheminer le fourrage et nourrir les cheptels bovins.

De plus, depuis le 30 octobre, date à laquelle la FDSEA avait adressé un courrier au Président de la Région, le syndicat alerte sur les conséquences désastreuses de l’augmentation des prix des carburants. Des mesures ont été prises pour une partie du secteur économique, mais le monde agricole en a été écarté et sans que cela se justifie. Aussi, la FDSEA réclame que ces mesures soient également accessibles aux exploitations. Nou lé pa plus, nou lé pa moins !

Les agriculteurs forment un pan de l'économie réunionnaise non négligeable. Chaque jour, ils fournissent la matière première à de nombreux acteurs et sont donc indirectement à l'origine de nombreux emplois, et limitent le taux de dépendance alimentaire de l'ile vers l'extérieur.

   

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