Tribune libre du collectif d'entrepreneurs réunionnais :

Nos entreprises meurent, c'est là toute La Réunion qui s'abîme


Publié / Actualisé
Nos entreprises ne sont plus approvisionnées et ne peuvent plus ni produire, ni livrer, que ce soit des produits ou des services. Nos salariés ne sont plus en mesure de circuler et ne sont plus en sécurité. Ils sont même victimes de racket dans les files de voiture. Nos entreprises n'ont plus de trésorerie pour honorer leurs échéances. Nos entreprises se voient contraintes de fermer systématiquement en fin de matinée sous les menaces, les invectives et les insultes.
Nos entreprises ne sont plus approvisionnées et ne peuvent plus ni produire, ni livrer, que ce soit des produits ou des services. Nos salariés ne sont plus en mesure de circuler et ne sont plus en sécurité. Ils sont même victimes de racket dans les files de voiture. Nos entreprises n'ont plus de trésorerie pour honorer leurs échéances. Nos entreprises se voient contraintes de fermer systématiquement en fin de matinée sous les menaces, les invectives et les insultes.

Le port et l’aéroport restent  inaccessibles, les marchandises sont bloquées,  les produits frais sont périmés et les bateaux sont déroutés vers d'autres pays.

Faute de réapprovisionnement en matières premières, dans quelques jours, la pénurie des produits de première nécessité se fera sentir.

Toutes les énergies et les actions consacrées au développement de notre île ces dernières années sont en cours de destruction.

Tous ces efforts auront-ils été vains ? Si nos entreprises ne peuvent plus travailler : c’est la faillite assurée, une faillite collective et durable qui s’annonce. C'est là toute La Réunion qui s'abîme.

Depuis le début de la crise, contre vents et marées, nous avons continué à livrer nos clients et la population a pu continuer à consommer malgré les difficultés. Désormais, le risque est trop grand, les livraisons de marchandises ne peuvent plus être réalisées compte-tenu du climat d’insécurité grandissant pour nos salariés qui travaillent la peur au ventre. Des camions ont été pillés, les chauffeurs menacés. Responsables et pragmatiques, nos entreprises ne peuvent plus assumer les dangers encourus par leurs salariés.

Contraintes et forcées, nos entreprises n'ont pas d'autre choix que de se décréter " Entreprises Mortes " pour la journée de demain mercredi, dans l’attente d'une action proportionnée et réelle de l’État face à ce cataclysme économique pour permettre à nos entreprises de réouvrir :

Nous demandons à ce que :
• L'État restaure la liberté du commerce et celle de circuler " pour permettre à l’activité économique de reprendre son cours ". Notamment par le déblocage du port maritime et des aéroports ;
• l'État obtienne des assurances, une prise en charge exceptionnelle des pertes d'exploitation de tous les assurés ;
• l'État mette en place un fonds de secours exceptionnel par filière pour cas de force majeure afin de permettre à toutes les entreprises sinistrées de payer leurs charges courantes ;
• l'État déclare qu'un étalement des échéances sociales et fiscales sur 6 mois soit mis en oeuvre, ainsi que des mesures de recours à l’activité partielle (chômage partiel ou technique) pour toutes les entreprises qui le sollicitent, avec une indemnisation à 100% pour ces entreprises par l’Etat (et non limitée à 7.74€ ou 7.23€ selon l’effectif de l’entreprise) ;
• l’Etat admette par décision ministérielle, un dépassement du délai d’achèvement des travaux et des fondations pour les opérations agréées en défiscalisation, pour cas de force majeure.

Nos entreprises sont victimes de cette crise et totalement impuissantes face à cette situation qui ne leur incombe en rien. À force de subir, elles sont en train de mourir...

   

3 Commentaire(s)

Sissi974, Posté
A quoi bon de faire tout ça, vous qui depuis 10 jours barrent les routes, insultent, divisent la Réunion, demain ou le jour d'après, votre quotidien sera encore plus difficile, vos problèmes ne s'envoleront pas, mais pendant ces quelques jours, vous avez été fort, vous vous êtes sentis supérieurs, mais ces comportements ne vont pas vous faire avancer, mais reculer, pourtant il y d'autres solutions pour améliorer la vie de tous, mais si vous voyez pas plus loin que vos pensées négatives, alors n'en prenez qu'à vous même. Il y a tant à apprendre .......
Albi, Posté
On peut défendre sa survie mais la les gj dépassent les bornes en prenant en otage des gens qui n y sont pour rien.
Ils se trompent de cibles et cela va finir en guerre civile les gens vont se taper sur la gueule pour pouvoir bouffer.
Mais où va t'on ?
Je suis anti Macron je soutenais au début les gj mais quand je me suis retrouvée bloquée par des gj au milieu d'un rond-point et qu ils m'ont forcée à sortir de ma voiture pour ouvrir une barrière et forcé à la refermer derrière moi là c'est du foutage de gueule !
Continuez comme ça les gj vous êtes en train de flinguer votre île
Et vous tomberez dans la déchéance avec elle!
Vous n'avez pas le droit de bloquer les routes et forcer les gens à faire certaines choses moi je dis que la métropole devrait envoyer des CRS et des militaires et faire comme à Paris les faire dégager à la lance à eau et lacrymogènes
La liberté de circulation est un droit qu on les foute tous en tôle ça les fera réfléchir
On peut manifester sans prendre en otage des gens qui n y sont pour rien
Le vire ensemble à la réunion ça me fait marrer !
Au collectif, Posté
Des êtres humains sont en train de défendre leur survie sur les barrages.
Ils se font matraquer, gazer, charger par les "forces de l'ordre" et ce collectif vient pleurnicher pour quémander des aides à l'Etat?!
C'est surréaliste!
Vous n'avez aucune compassion pour qui que ce soit, vous ne pensez qu'à vos intérêts.
Que faites vous pour sortir de la crise à part vous barricader derrière vos rideaux de fer baissés?
Qui a la peur au ventre? Certainement pas vos salariés, c'est vous qui avez à perdre, pas eux.
Vous êtes pitoyables

Si vous ne partagez pas les revendications légitimes du peuple, au moins, ayez la décence de vous taire.
Illustration : Kwa Films

Kwa Films

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