Tribune libre de Georges Donald Potola :

Sri-Lankais : boug i vé pa, famn zot i vé bien


Publié / Actualisé
Certains de nos compatriotes, ne veulent pas entendre parler des boat people Sri-lankais, ces demandeurs d'asile, sont pour eux un fléau.
Certains de nos compatriotes, ne veulent pas entendre parler des boat people Sri-lankais, ces demandeurs d'asile, sont pour eux un fléau.

Africains, Comoriens, Malgaches ou Indiens, il ne faut surtout pas les recevoir, qu’ils crèvent tous, rien à foutre,  parasites, parias, envahisseurs…  En métropole on appelle même à faire un "barbecue géant" avec les migrants. Ces phrases, ces  mots, d’une rare violence,  qu’on retrouve trop souvent sur les réseaux sociaux, dévoilent une haine ancrée dans le cœur de leurs auteurs, des  citoyens d’une nation aisée contre les plus pauvres de la planète qui fuient la guerre, la violence, le viol, la famine, à la recherche d’une vie meilleure.

Parmi ces migrants, il y a des femmes et des enfants, qu’on ne préfère pas trop en parler, mais qui font le bonheur des détraqués de notre monde civilisé.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        En France comme à la Réunion, ces pauvres âmes, quand elles ne sont pas exploitées sexuellement, sont utilisées comme des bêtes de somme et n’ont pas d’autres choix que de se soumettre, de tout accepter pour un toit, un repas, esclaves des temps modernes et cela dans le silence et l’indifférence.

Certes la Réunion n’a peut-être pas les moyens d’accueillir des immigrés, mais faut-il pour autant les maltraiter, les insulter, les humilier ?

En 1996 dans une campagne législative, j’avais découvert la cité de la débauche, la Ravine à Marquet, un quartier, de la Possession. Un père sans papier m’avait interpellé,  pour me parler de son fils malade, ce dernier  avait soufflé dans un ballon, qui en fait était un préservatif, surement utilisé par les jeunes femmes étrangères qui logeaient dans ce même secteur et qui vendaient leurs corps pour s’en sortir.

On avait alors, interpellé les représentants de l’état et la DASS sur cette zone de non-droit ou des gamins vivaient dans des conditions inhumaines, au milieu des prostituées, la violence et la drogue.  Les clients de cette misérable situation étaient bien entendu, nos chers compatriotes toutes les classes et origines confondues.

Toujours dans les années 90, délégué syndical dans une société Réunionnaise, certains collègues me harcelaient pour organiser des voyages sur Madagascar,  à l’époque, je ne comprenais pas un tel engouement pour  ce pays, jusqu’au jour,  à la pause du midi, un employé proche de la retraite, sa gamelle dans les mains, se vantait de ses prouesses sexuelles, avec des enfants 12/15 ans de Madagascar, j’étais franchement dégouté par ce Viel imbécile sans honte.

Nonobstant  le durcissement de la loi française, le phénomène s’est développé, nombreux sont aujourd’hui ceux qui vont sur Madagascar ou ailleurs  pour abuser et exploiter la détresse de ces populations.

Et même ici dans notre belle l’Île, des cols blancs peu scrupuleux, font venir des jeunes filles malgaches pour des soirées privées ?

Dites un mensonge qui flatte et l'on vous appréciera, dites une vérité qui dérange et l'on vous haïra.

Georges Donald Potola arrière petit fils d’immigré

   

1 Commentaire(s)

Marie-Claude , Posté
L'analyse me convient. J'adhère. J'ai pu accompagner nos amis Sri Lankais. J'ai été appelée j'y ai répondu de bon coeur . Mon réflexe Humanitaire.. Pour conclure je renchéris "PERSONNE N?EST PLUS DÉTESTÉ QUE CELUI QUI DIT LA VÉRITÉ" PLATON.. Notre Peuple debout est en marche ... Sème L'amour Récolte l'amour