Pouvoir d'achat :

Joseph Sinimalé : " Je suis scandalisé par la nouvelle hausse des prix dans l'alimentation "


Publié / Actualisé
Le maire de Saint-Paul réagit après son intervention au grand débat national "spécial Outre-mer" qui a duré plus de sept heures vendredi dernier : " Parce que j'ai senti sur le terrain la détresse de beaucoup de nos concitoyens, il m'a semblé de mon devoir d'élu de proximité d'aller exprimer très directement au Président de la République cette situation, qu'il risque de sous-estimer depuis Paris.
Le maire de Saint-Paul réagit après son intervention au grand débat national "spécial Outre-mer" qui a duré plus de sept heures vendredi dernier : " Parce que j'ai senti sur le terrain la détresse de beaucoup de nos concitoyens, il m'a semblé de mon devoir d'élu de proximité d'aller exprimer très directement au Président de la République cette situation, qu'il risque de sous-estimer depuis Paris.

J’ai souhaité insister sur le point qui m’apparait comme le plus important pour le plus grand nombre : celui du pouvoir d’achat. Pour les travailleurs, les salaires n’évoluent pratiquement pas. Pour ceux qui n’ont pas d’emploi, les allocations stagnent. Et pourtant, les prix des produits de consommation augmentent régulièrement. Les analyses de l’INSEE indiquent que la hausse à la Réunion est plus forte qu’en métropole. De nouvelles lois, destinées à protéger l’agriculture, entrainent des hausses de prix de certains produits au 1er février 2019 (Loi Alimentation).

Chacun connait des situations inexplicables de différentiel de prix entre la métropole et La Réunion. Le sujet est régulièrement mis sur la table et pourtant rien ne bouge. Certes, ce n’est pas le maire qui peut résoudre la question. Il ne peut qu’alerter et je l’ai fait avec force. Je demande qu’une vraie action de contrôle des marges et des prix soit menée, en profitant de la mobilisation générale qui s’est faite en cette fin d’année.

Dans la réponse du Président, on ne peut que saisir la perche tendue vers un développement de la production locale pour réduire les importations de produits frais. J’y souscris car c’est une source de débouchés pour nos travailleurs surtout si l’Etat peut aider à la création de ces nouvelles filières comme le Président s’y est engagé.

Je ne veux tomber ni dans la résignation ni dans la révolte systématique et je suis prêt à contribuer aux actions qui pourront être lancées surtout si elles peuvent apporter des perspectives de développement économique. "

www.ipreunion.com

   

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