Tribune libre d'Ericka Bareigts :

La députée demande des comptes à l'État concernant la gestion de la dengue


Publié / Actualisé
Alors que les services de l'Etat nous annonçaient en juillet 2018 que la crise de la dengue serait réglée d'ici la fin de l'année, la situation sanitaire à La Réunion devient critique malgré nos alertes répétées. En effet, le nombre de cas hebdomadaires de dengue a doublé la semaine dernière ! Pire, il côtoie maintenant les niveaux de croissance atteints lors de la crise du Chikungunya. Pour rappel, au pire de cette crise majeure, on avait atteint 47 000 cas par semaine. Je ne souhaite pas que ces niveaux se répètent. Cela voudra dire que nous n'avons pas tiré les leçons de la crise du Chikungunya.
Alors que les services de l'Etat nous annonçaient en juillet 2018 que la crise de la dengue serait réglée d'ici la fin de l'année, la situation sanitaire à La Réunion devient critique malgré nos alertes répétées. En effet, le nombre de cas hebdomadaires de dengue a doublé la semaine dernière ! Pire, il côtoie maintenant les niveaux de croissance atteints lors de la crise du Chikungunya. Pour rappel, au pire de cette crise majeure, on avait atteint 47 000 cas par semaine. Je ne souhaite pas que ces niveaux se répètent. Cela voudra dire que nous n'avons pas tiré les leçons de la crise du Chikungunya.

Que sont devenues nos propositions faites publiquement dès le 6 avril 2018, réitérées depuis à de nombreuses reprises, pour la protection de la population réunionnaise, pour la protection en priorité des enfants et des personnes âgées ? Est-ce que l’Etat, empêtré dans des protocoles sanitaires qui ont déjà démontré leur inefficacité par le passé, est incapable de s’adapter à la situation et enfin de prendre les mesures qui s’imposent ?

Quand l’État prendra-t-il ses responsabilités et assurera la protection de la population contre les moustiques parallèlement à la lutte anti-vectorielle ? Il ne suffit pas de répéter à l’envi que les Réunionnais doivent lutter contre les gîtes larvaires dans les cours où se protéger des piqûres. L’Etat doit prendre en charge un véritable plan pour gagner la bataille contre l’épidémie. Il en a la responsabilité et l’autorité !

Sinon, on sera en devoir de considérer que les autorités sanitaires gèrent la crise de la dengue entre statistique et vision comptable, loin des préoccupations humaines. Quel spectacle déconcertant que de constater semaine après semaine, mois après mois, l’épidémie progresser sans que les autorités ne donnent le sentiment d’agir au-delà d’une communication et d’une lutte anti-vectorielle sans grand effet !

Or, derrière les trois décès directement liés à cette épidémie, derrière chacun des 442 malades la semaine dernière, et des 8500 cas recensés depuis le début, il y a des familles réunionnaises dans la souffrance.

Accepterait-on une telle gestion calamiteuse dans l’hexagone ? Probablement que non. Il faut que l’Etat réagisse et agisse à la hauteur de la crise que nous connaissons.

Ericka Bareigts

   

2 Commentaire(s)

Facile à dire, Posté
Que de beaux constats dressés ici, mais où sont les propositions d'action?
L'État ceci, l'État cela... facile à dire. Si elle en avait le pouvoir, Madame la députée prendrait elle la décision de pulvériser des litres de produits chimiques sur l'ensemble du territoire? Je doute sincèrement que les effets de ces traitements soient totalement maîtrisés.
En attendant, manches longues et produits répulsifs sur les vêtements devraient déjà être le comportement de base. Tout comme vider les pots de leur eau stagnante dans nos jardins. C'est à nous de faire preuve de bon sens. L'État ne va pas nous assister tout le temps.
SOWETO, Posté
NOUS VOULONS VRAIMENT SAVOIR SI LES PRODUITS QUE LES "DEMOUSTICATEURS" BALANCENT PARTOUT TUENT LES MOUSTIQUES OU LES ABEILLES, LES POISSONS, LES CRAPAUDS, LES CAMÉLÉONS EN SOMME LES PRÉDATEURS DES MOUSTIQUES . QUE L'ARS COMMUNIQUE LA DESSUS ET QU'ELLE NOUS EN FOURNISSENT LA PREUVE QUE LEUR ACTION EST EFFICACE ET NE PRÉSENTE AUCUNE NOCIVITÉ POUR LA BIODIVERSITÉ.