Tribune libre :

Des souvenirs vieux d'un demi-siècle au Centre d'enseignement technique de Saint-Louis


Publié / Actualisé
Cette photo au parfum d'antan de notre ami Sabir, nous a replongés cinquante ans en arrière, au plus profond de nos souvenirs. C'était en 1969, lorsque nous étions en apprentissage au seul centre d'enseignement technique qui existait à l'Île de la Réunion. Ce centre d'apprentissage technique se situait juste à côté de la Mairie de la ville de Saint-Louis. C'est là aussi que nous pouvions apercevoir à l'étage de notre dortoir tous " spectacles ", l'ambiance chaude au soir des élections, les grandes manifestations des planteurs devant la mairie ou dans les rues, les défilés ou autres manifestations.
Cette photo au parfum d'antan de notre ami Sabir, nous a replongés cinquante ans en arrière, au plus profond de nos souvenirs. C'était en 1969, lorsque nous étions en apprentissage au seul centre d'enseignement technique qui existait à l'Île de la Réunion. Ce centre d'apprentissage technique se situait juste à côté de la Mairie de la ville de Saint-Louis. C'est là aussi que nous pouvions apercevoir à l'étage de notre dortoir tous " spectacles ", l'ambiance chaude au soir des élections, les grandes manifestations des planteurs devant la mairie ou dans les rues, les défilés ou autres manifestations.

A l’époque, nous étions tous âgés de 17 ans et les cours du centre d’enseignement technique (CET) se déroulaient encore au centre ville avec son internat, avant de déménager plus tard aux Makes, à quelques dizaines de kilomètres des hauts de Saint-Louis. Le groupe que nous découvrons sur cette photo de souvenirs venait des quatre coins de l’Île, de St- Benoit, St-André, St-Denis, St-Paul, St-Leu, St-Pierre, Tampon et de St-Louis, et la plupart d’entre-nous bénéficiaient de l’internat au vu des lieux que nous habitions.

Ce centre d’enseignement technique offrait aux élèves un format de qualité de niveau V(CAP). Les principaux domaines dispensés à cette période étaient la maçonnerie, la plomberie, la peinture, la serrurerie, et par la suite l’électricité, le dessin industriel… etc. D’ailleurs, malgré notre CAP en poche, beaucoup d’entre-nous ayant décidés par la suite de changer radicalement de voie professionnelle.

Certains sont devenus policiers, professeurs technique, gendarmes, éducateurs, agents technique, commerçants voire deux d’entre-nous sont devenus en fin de carrière des syndicalistes dans l’éducation nationale et dans un hôpital. Aujourd’hui, à presque 67 ans d’âge, la grande majorité de ces professionnels se retrouvent déjà dans le processus entamé de retraite, tandis que les deux ou trois derniers cesseront leurs activités cette année, dont un "  kamarade " policier venant de la métropole.

A croire que malgré l’adversité de notre groupe, quelle qu’elle soit, chacun d’entre nous a pu puiser dans ses ressources pour avancer et d’accomplir notre rêve professionnel. Ainsi, il est frappant de constater, que la résilience vécue par chacun de nous, où le centre technique était nourri dans une forme " d’échec scolaire ou voie de garage", est devenue une force à rebondir. Alors, que cette résilience puisse désormais éclairer positivement le chemin de nos jeunes. Autrement dit " quand on veut, on peut ".

Jean Claude COMORASSAMY

   

2 Commentaire(s)

Jean Claude, Posté
Des beaux souvenirs qui nous reviennent. Merci au professeur CHANE YORK qui nous a inculqués surtout des valeurs précieuses et pour cette belle photo...
Je n'oublie pas un fanta partagé en deux au bar du CET, le vélo solex de l'époque, les tournois de foot, hand, basket...que des beaux souvenirs Gola ! Merci de cette amitié.
Sabir, Posté
Très beau récit de notre ami jean Claude.....pour ce bond de cinquante ans en arrière....Le photographe c'était Mr Chane York a l'époque Professeur de plomberie