Tribune libre de LREM 974 :

À propos de la loi Blanquer


Publié / Actualisé
La loi Blanquer " pour une école de la confiance " adoptée à l'Assemblée nationale le 19 février dernier a trois principaux objectifs : combattre les inégalités de destin, élever le niveau général des élèves et renforcer la confiance en l'école. Mais depuis l'adoption du projet de loi, de nombreuses fausses informations circulent, provoquant des inquiétudes chez de nombreux membres du corps enseignants et parents d'élèves.
La loi Blanquer " pour une école de la confiance " adoptée à l'Assemblée nationale le 19 février dernier a trois principaux objectifs : combattre les inégalités de destin, élever le niveau général des élèves et renforcer la confiance en l'école. Mais depuis l'adoption du projet de loi, de nombreuses fausses informations circulent, provoquant des inquiétudes chez de nombreux membres du corps enseignants et parents d'élèves.

" Des postes de directeurs d’écoles supprimés ? ", " une liberté d’expression muselée pour les enseignants ? "… Pour répondre à ces interrogations, nous avons ce communiqué, que nous vous invitons à partager avec votre entourage. Plusieurs fausses informations circulent concernant les conséquences du projet de loi " Pour une École de la confiance ", porté par le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer. Voici une mise au clair : La liberté d’expression des enseignants sera limitée.
FAUX

Cette assertion fait référence à l’article 1 qui réaffirme l’engagement et l’exemplarité des personnels de l’Éducation nationale, ni plus ni moins. Il s’agit, au contraire, de revaloriser le corps professoral et les responsabilités importantes qui leur incombent. Le devoir de réserve, auquel tous les fonctionnaires sont soumis, existe depuis longtemps. Il n’est ni amendé ni renforcé à travers cet article 1. Les écoles de proximité seront supprimées.
FAUX

Cette affirmation fait référence à la mise en place des établissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF), à l’initiative des collectivités territoriales. Le cadre législatif offre une souplesse aux collectivités territoriales intéressées qui pourront l’adapter à leurs spécificités locales. Ainsi, aucun projet ne verra le jour sans l’accord du ou des maires concernés, du conseil départemental et du recteur. L’objectif est de créer une continuité dans le parcours scolaire de l’élève pour éviter les effets de ruptures entre le collège et l’école, rien de plus. Les directeurs d’école vont disparaître.
FAUX
 
C’est une nouvelle référence aux EPSF. Il n’y a en réalité pas de suppression des directeurs d’école. Si une école est associée au collège du nouvel EPSF, il y aura un principal en charge du collège et un directeur, en charge de l’école. Chaque école conservera son responsable de site qui restera l’interlocuteur des familles et de la municipalité, et conservera son niveau indemnitaire et toutes ses fonctions. Les professeurs seront remplacés par des étudiants non formés.
FAUX

Au contraire, le projet de loi ambitionne de susciter et mieux accompagner des vocations ! Il permettra aux étudiants d’exercer, auprès des professeurs, des fonctions pédagogiques et d’assistants d’éducation, mais en aucun cas de les remplacer. Le dispositif donne la possibilité aux étudiants, dès la L2, de s’approprier progressivement l’environnement scolaire et l’exercice du métier d’enseignant, notamment à travers un contrat de préprofessionnalisation
de 3 ans, jusqu’au concours. L’indépendance de l’évaluation du système scolaire est remise en cause.
FAUX

Le projet de loi créé le Conseil d’Évaluation de l’École, remplaçant l’actuel Cnesco. Il aura comme principales missions de produire un cadre méthodologique et les outils d’évaluation des établissements. Les représentants du ministre y seront minoritaires, et la présence de représentants des deux chambres du Parlement en assurera l’indépendance. Les écoles maternelles et les jardins d’enfants sont mis en concurrence.
FAUX

C’est faux. Un amendement permet aux jardins d’enfants de poursuivre leur activité temporairement durant 2 ans, le temps que l’abaissement de l’âge obligatoire d’instruction soit pleinement incorporé à notre système. C’est simplement une mesure qui permet de mieux s’adapter aux réalités des acteurs du terrain. La loi imposera des charges supplémentaires aux communes.
FAUX

Cette affirmation fait référence à l’abaissement de l’âge obligatoire d’instruction à 3 ans. Les communes finançaient déjà leurs écoles maternelles publiques. Si celles-ci accueillent plus d’enfants les années prochaines, l’État accompagnera la hausse des dépenses pour la commune. De la même façon, si la commune ne finançait pas ses écoles maternelles privées, elle le fera désormais et sera intégralement compensée par l’État.

LREM 974

   

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