Tribune libre de l'association "Le Port Sa Mem Mem" :

A propos des centres "Far Far" et "Coeur Saignant" du Port


Publié / Actualisé
Nous ne pouvons ignorer l'Histoire de notre île et celle de la Ville du Port sans évoquer les luttes et implications pour leur pays et leur cité des hommes et des femmes qui y ont consacré leur vie et marqué durablement nos mémoires. Ils font notre fierté et sont des repères pour notre société " banyan " en édification. Notre pays a besoin de se retrouver sur des valeurs, des repères identitaires, des exemples honorables afin de consolider encore plus notre vivre ensemble réunionnais. Ces hommes et ces femmes ne doivent pas être oubliés et doivent être honorés.
Nous ne pouvons ignorer l'Histoire de notre île et celle de la Ville du Port sans évoquer les luttes et implications pour leur pays et leur cité des hommes et des femmes qui y ont consacré leur vie et marqué durablement nos mémoires. Ils font notre fierté et sont des repères pour notre société " banyan " en édification. Notre pays a besoin de se retrouver sur des valeurs, des repères identitaires, des exemples honorables afin de consolider encore plus notre vivre ensemble réunionnais. Ces hommes et ces femmes ne doivent pas être oubliés et doivent être honorés.

C’est ainsi qu’au Port et ailleurs, nous militons activement pour faire reconnaitre la part que des Portoises et Portois ont pris pour construire leur quartier, leur ville.

Parmi ceux-ci, la récente disparition de Paulette Adois Lacpatia a ému toutes celles et ceux qui l’ont connue au Port, au Département et même ailleurs dans l’océan Indien. Paulette Adois Lacpatia était reconnue comme une figure du militantisme de la cause des femmes réunionnaises mais également une infatigable défenseuse de la coopération dans l’océan Indien et notamment avec l’Afrique. Avec son groupe "Zordi", elle avait d'ailleurs interprété une chanson emblématique : "Océan Indien, zone de paix". Elle avait œuvré grandement au rapprochement culturel entre La Réunion et l’Afrique du Sud. Au-delà de ces luttes régionales et internationales, elle a aussi et surtout marqué son quartier, la Rivière des Galets. 

Nous pensons aussi à Antoine Erima dit Koundan et Pauline Latchoumaya qui tous les deux, dans le quartier Cœur saignant, ont marqué par leur engagement et leurs actions militantes les Portoises et les Portois.

Pauline Latchoumaya s'était engagée dans la lutte dès son plus jeune âge et restera une militante fidèle jusqu'à son dernier souffle. Elle déclarait : "je lutterai jusqu'au bout". Elle n’avait pas hésité, pendant les évènements du Léopard, contre-torpilleur des Forces françaises libres qui bombarde la ville du Port le 28 novembre 1942, à participer à la résistance en transmettant des messages.

Antoine Erima, dit Koundan, était célèbre notamment pour son orchestre, l'orchestre "Koundan". Il officiait à l'accordéon et participait aux animations et défilés dans la ville, notamment ceux du 1er mai. Militant de la première heure, il était une figure de la cité maritime et plus particulièrement du quartier Coeur Saignant.

Pour que nos enfants et petits enfants soient fiers de ceux qui ont fait l’Histoire du Port et de La Réunion et qu’ils aient des repères afin de construire cette identité réunionnaise, nous appelons les autorités municipales à engager les démarches auprès de leur famille respective afin de dénommer  le Centre Far Far, " Centre Paulette Adois Lacpatia "  et le Centre Coeur Saignant, le "Centre Koundan-Latchoumaya".

Les membres du bureau,
Le Port Sa Mem Mem

   

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