Tribune libre de la députée Nadia Ramassamy :

Lettre au Premier ministre concernant la suppression d'emplois à Alstom


Publié / Actualisé
Monsieur le Premier ministre, le mardi 28 mai dernier, la direction de l'américain General Electric a annoncé qu'elle allait supprimer plusieurs milliers emplois dans sa division énergie sur le site de Belfort, spécialisé dans les turbines à gaz. Au total, ce sont plus de 3000 emplois directs et indirects qui sont menacés.
Monsieur le Premier ministre, le mardi 28 mai dernier, la direction de l'américain General Electric a annoncé qu'elle allait supprimer plusieurs milliers emplois dans sa division énergie sur le site de Belfort, spécialisé dans les turbines à gaz. Au total, ce sont plus de 3000 emplois directs et indirects qui sont menacés.

Les appels du Ministre de l’Economie Monsieur Bruno Le Maire à General Electric pour réduire les destructions d’emplois résonnent dans le vide, alors que le cas Alstom-General Electric est le symbole, depuis 2014, d’un lâche renoncement de l’État.

Aberration économique, lorsque l’État a cédé en vendant en 1999 pour partie, puis en 2014 totalement, la branche énergie d’Alstom à General Electric. Alors que la firme américaine était en difficulté et cherchait d’abord à éliminer un concurrent.

Catastrophe industrielle, lorsque l’État vend une entreprise comme Alstom contre une promesse de créer 1000 emplois. Or, quatre ans après, non seulement ces 1000 emplois n’ont pas été créés, mais plus de 1000 vont disparaître.

Faute politique, avec une défiance des salariés, des syndicats et des élus locaux contre les responsables des grands groupes mais aussi des politiques.
Faillite stratégique, en abandonnant à un opérateur étranger une technologie unique qui équipe toutes nos centrales nucléaires.

Monsieur le Premier ministre, après Ascoval, Ford, et Arjowiggins, un nouvel acte de la désindustrialisation de notre pays semble s’écrire avec son lot de tragédies sociales et de drames humains.

Une main d’oeuvre de qualité, un foncier disponible, un commande publique ambitieuse et une productivité forte montrent que la désindustrialisation de notre pays n’est pas une fatalité et que nous avons tous les moyens pour redynamiser ce secteur.

Ainsi, Monsieur le Premier ministre, comment comptez-vous utiliser tous ces moyens pour relancer l’industrie, indispensable à la puissance d’un pays.
Je vous prie de croire, Monsieur le Premier ministre, à l’assurance de ma très haute considération.

   

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