Tribune libre de Jean-Hugues Ratenon :

Sur l'aide compensatoire à la filière sucrière


Publié / Actualisé
Monsieur le Président, La filière canne joue un rôle majeur dans l'économie de la Réunion. Premier secteur d'emploi agricole avec ses 3000 planteurs et ses 18 000 emplois directs et indirects. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Monsieur le Président, La filière canne joue un rôle majeur dans l'économie de la Réunion. Premier secteur d'emploi agricole avec ses 3000 planteurs et ses 18 000 emplois directs et indirects. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Depuis la décision de l’Union Européenne de supprimer les quotas sucriers le 1 er octobre 2017, l’Etat a mis en place une aide compensatoire de 38 millions d’euros, dont 28 millions d’euros pour la Réunion, à destination des sucreries ultramarines permettant de compenser les surcouts de production par rapport à leurs concurrents continentaux. Un engagement financier signé par l’Etat dans l’actuelle convention canne qui court jusqu’en 2021.

Or, la reconduction de cette aide pour 2020 n’est pas garantie dans le prochain projet de loi de finances. Interpellés par les différents acteurs, le gouvernement entretient un flou qui fait craindre le pire pour l’avenir provoquant de vives inquiétudes chez les planteurs à quelques jours de l’ouverture de la nouvelle campagne sucrière.

Je me permets de vous rappeler un engagement que vous avez pris lors de votre campagne électorale pour les présidentielles à la Réunion en mars 2017 : " j’ai confirmé l’engagement de 38 millions d’euros. Je continuerai à avoir cette politique qui soutient la filière sucrière réunionnaise. Et là-dessus je prends un engagement clair : cette filière sera, avec moi, soutenue et encouragée. Pourquoi ? Parce que c’est des milliers d’emplois, c’est une partie de l’équilibre de l’île. "

Aussi, personne ne comprend pourquoi aujourd’hui l’Etat veut se désengager de la filière. Si tel est le cas, cette décision aurait de très lourdes conséquences sur la situation économique et le climat social qui reste très tendu à la Réunion.

C’est pourquoi Monsieur le Président de la République, je souhaiterais que vous confirmiez au plus vite votre engagement de maintenir cette enveloppe de 38 millions d’euros pour la filière canne pour la Réunion et la Guadeloupe. Dans cette attente, je vous prie d’agréer Monsieur le Président de la République l’expression de ma très haute considération.

Jean-Hugues Ratenon

   

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