Tribune libre d'Océan Prévention Réunion :

Action en référé liberté contre l'arrêté d'interdiction de baignade


Publié / Actualisé
L'association OPR attaque l'arrêté d'interdiction de baignade en référé-liberté, avec 3 commerçants, au nom de la liberté de commerce et d'industrie, le principe de respect du droit à la vie, et la liberté d'aller et venir. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
L'association OPR attaque l'arrêté d'interdiction de baignade en référé-liberté, avec 3 commerçants, au nom de la liberté de commerce et d'industrie, le principe de respect du droit à la vie, et la liberté d'aller et venir. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Cet arrêté " provisoire " perdure depuis le 26 juillet 2013 et fêtera ses 6 ans bientôt. De façon totalement inacceptable, il a été reconduit 9 fois depuis, et l’État ne semble pas gêné d’en faire une mesure à caractère " définitif ".

Nous n'espérons pas de miracle mais au moins que l'ensemble des manquements graves depuis le début de cette interdiction le 26 juillet 2013, puisse être porté à la connaissance de la justice.

Il faut bien comprendre que l’interdiction d’accès à notre littoral est une mesure très forte, confiscatoire de libertés fondamentales, et à ce titre, elle aurait dû s’accompagner de moyens décisifs pour en finir dans les plus brefs délais. Mais force est de constater qu’elle a fini au fil du temps par se transformer en un simple alibi, permettant au préfet de dédouaner sa responsabilité à chaque nouvelle attaque.

Malgré les innombrables promesses et les " plans d’urgence ", la politique menée par les autorités depuis 2013 n'aura jamais été adaptée à la gravité et à l’urgence de la situation. Pour preuve, nous en sommes déjà à 2 morts pour 2019 : la situation aujourd'hui est encore pire que celle d’avant l’interdiction de 2013. Notre objectif est de réveiller l’autorité publique sur ce sujet grave, et d’afficher notre mobilisation et notre détermination sans faille pour préserver les droits et libertés du peuple réunionnais !

Nous demandons au juge à titre principal la levée de l’interdiction, et à titre subsidiaire la mise en place de moyens non utilisés jusqu’à présent pour ramener le risque à un niveau acceptable, dans les plus brefs délais. L’urgence de notre requête a été reconnue, et une audience a été fixée à mercredi matin 3 juillet.

Nous avons obtenu le soutien de l’association des commerçants de Saint-Paul, et aussi le soutien du président de l’association des commerçants de Saint-Gilles, ainsi que le soutien de nombreux hôteliers.

Nous nous sommes également associés à l’action citoyenne d’un sympathisant qui a produit des autocollants "Océan fermé depuis 2013 réunionnais tous concernés ", afin de fédérer autour de la cause que nous défendons. Quasiment tous les commerces démarchés ont accepté, et nous comptons déjà environ 250 soutiens. Il ne s’agit en aucun cas de demander aux commerçants d’entrer dans le débat des raisons et des causes, mais simplement de leur permettre d’exprimer le souhait légitime de retrouver une liberté de commerce, une activité normale, directement dépendante de la levée de cette interdiction provisoire !

Nous entreprenons cette démarche alors même que vont débuter les vacances d’été en France, et que l’océan récréatif génère des milliards d’euros de chiffre d’affaires en à peine deux mois, et donne du travail à des millions de personnes.

Nous ici à l’île de la Réunion, alors que c’est l’été toute l’année, en 2019 nous n’avons toujours pas un mois, un jour, une heure. Et cela alors que nous avons un patrimoine exceptionnel pour la pratique des activités nautiques, un véritable paradis pour les activités nautiques, que l’État français n’a pas été gêné de transformer en enfer.

Jean-François Nativel
Océan prévention Réunion

   

2 Commentaire(s)

Pierre , Posté
Eexcellente initiative je trouve. Et je ne suis pas commerçant. Cette interdiction temporaire qui devient permanente ne vas t'elle pas a l'encontre des principes fondamentaux des droits de l'homme ? Ne serait il pas pertinent de porter les dossier jusqu'à monsieur Fabius qui est l'actuel président du conseil constitutionnel français. Ils étudient notamment les questions touchant les droit de la constitution et dans ce dossier celui de la liberté d'accès à la mer et aux risques et périls de chacun que nous sommes.
Une petite note de caricature maintenant : Si l'état interdit l'accès à la mer pour cause de risques requins de façons permanente comme acquis de droit alors pourquoi ne pas imposer un couvre feu lorsque les moustiques sortent transmettre la dengue potentiellement mortelle ? En effet a regarder les chiffres, les moustiques tuent 725 000 personnes par an dans le monde .
Bientôt nous verrons des familles porter plainte contre l'État pour mise en danger d'autrui par manque de prévention et de mise en danger de la vie d'autrui due aux maladies transmises par les moustiques.
Continuons a nous poser les questions de fond sur les libertés des droits de l'homme. Encadrer mais ne pas interdir. Sensibiliser et ne pas sanctionner. Responsabiliser et ne pas assister.<
Bien à vous.
Guénec, Posté
C'est quoi ces gents ? pas de réglementation de l'accès a la mer combien de noyer pour remplir leur dieu tiroir caisse. Interdit ou pas je ne peut pas venir boire un verre chez eux vu les prix pratiqués baissez vos prix et votre vénéré chiffre d' affaire grimpera en proportion. Votre reve pour votre dieu plus de requins dans l' eau mais le mien plus de requins sur les plages