Tribune libre de la députée Nadia Ramassamy :

Pour le maintien du remboursement de l'homéopathie


Publié / Actualisé
Vendredi 28 juin, la Haute autorité de santé (HAS) a rendu un avis négatif sur bien-fondé du remboursement des médicaments homéopathiques par la Sécurité sociale. En effet, dans son avis, la HAS justifie le déremboursement de l'homéopathie au nom d'un prétendu manque d'efficacité de ces médicaments. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Vendredi 28 juin, la Haute autorité de santé (HAS) a rendu un avis négatif sur bien-fondé du remboursement des médicaments homéopathiques par la Sécurité sociale. En effet, dans son avis, la HAS justifie le déremboursement de l'homéopathie au nom d'un prétendu manque d'efficacité de ces médicaments. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

La médecine étant fondamentalement attaché à l’humain, l’efficacité se juge aussi par le ressenti et l’expérience des patients. Un placebo inoffensif vaut mieux qu’un traitement curatif traumatisant pour la physiologie et la psychologie des patients.

Utilisées par 3 Français sur 4 pour se soigner, l’homéopathie est aujourd’hui prescrite tous les jours par plus d’un tiers des médecins généralistes et elle est distribuée par plus de 20 000 officines de pharmacie dans tout le pays. La fin du remboursement réduirait donc la prescription encadrée, légale et reconnue des professionnels de santé.

Complémentaire des autres thérapies, l’homéopathie remboursée permet également de maintenir un accès aux soins pour tous et restreint la consommation de médicaments bien plus couteux pour la Sécurité sociale que l’homéopathie mais surtout elle diminue aussi le recours aux antibiotiques, aux psychotropes, aux anti-inflammatoires et à des traitements aux effets secondaires lourds pour les patients.

En sus de la filière française de recherche médicale, d’un secteur français exportateur, des plus de 1 000 emplois directs et des recettes fiscales pour l’État qui seraient perdus, les conséquences de la fin du remboursement de l’homéopathie s’avéreraient principalement dangereuses pour la santé des patients, pour l’égalité d’accès à la santé publique et ce, pour aucunes économies notoires pour la collectivité.

Ainsi, je demande à la Ministre des Solidarités et de la Santé, de prendre une décision responsable, murie et sage en faveur du maintien du remboursement des médicaments homéopathiques.

Nadia Ramassamy

   

2 Commentaire(s)

Tifrun , Posté
Aucune réaction lors du déremboursement des médicaments de la maladie d'Alzheimer malgré 6 études prouvant leur efficacité, et sans danger quand les contre indications sont respectées. Seul pays développé au monde à l'avoir fait ! Un scandale et une double peine pour les patients.
Et là, levée de bouclier pour défendre le susucre ...
Pauvre France
Maki, Posté
Autant mieux demander un remboursement du sucre que l'on met dans son café. Depuis le temps que l'on se permet de prescrire ces "médicaments" sur le simple fait que l'on sait que ça ne fait pas de mal de prendre une micro dose de... Sucre. Pourquoi pas une prescription jus de canne. Ça serait encore mieux!