Tribune libre de Gilles Armspach, militant du mouvement Milt'Activ'974 :

Gilles Armspach interpelle le président du groupe d'étude "Condition animale"


Publié / Actualisé
En soutien à Francis Kubyzek, porte parole de Milit'Activ'974, en grève de la faim devant la préfecture depuis le 13 juillet, Gilles Armspach a adressé un courrier à Loïc Dombreval, député et président du groupe d'études "Condition animale". Il l'alerte sur la situation préoccupante quant à l'errance animale sur l'île.
En soutien à Francis Kubyzek, porte parole de Milit'Activ'974, en grève de la faim devant la préfecture depuis le 13 juillet, Gilles Armspach a adressé un courrier à Loïc Dombreval, député et président du groupe d'études "Condition animale". Il l'alerte sur la situation préoccupante quant à l'errance animale sur l'île.
Après vous avoir écouté lors de l’émission radiodiffusée de vendredi 19 juillet sur France Inter, et alors qu’il se joue un véritable drame de la condition et plus particulièrement de l’errance animale sur l’île de la Réunion (974), il m’apparait indispensable d’apporter quelques éléments afin, je l’espère, de vous permettre une meilleure vision, ou du moins d’aiguiser suffisamment votre curiosité pour que vous puissiez demander davantage d’informations.
 
Avant tout chose, je souhaite vous préciser que M. Francis Kubyzek, porte-parole du mouvement Milit’Activ’974, entreprend une grève de la faim depuis le 13 juillet devant la préfecture de Saint Denis de la Réunion. Son désir est que des engagements soient pris rapidement pour mettre un terme à l’errance animale et la maltraitance.
La situation actuelle sur l’île est particulièrement triste. D’après une étude 2017/2018 de la DAAF, la population canine serait de 255 000 environ, chiffre que les associations estiment plutôt autour de 300 000, pour une population de 850 000 habitants. 
Les chiens errants et divagants (ayant un maître mais laissés libres en journée) représentent une proportion non négligeable et génèrent nombre de problématiques.
La seule réponse significative apportée à ce jour par les pouvoirs publics est la capture par des fourrières privées, 11 000 pour l’année 2017, pour un taux d’euthanasie de 84%, soit 18% des euthanasies pratiquées sur l’ensemble du territoire français. Cette solution est couteuse, va à l’encontre du respect de la condition animale et est totalement inefficace.
Parmi les maux de l’errance je me permets de vous lister les risques concernant :
La sécurité routière chaque année entre 20 000 (dépouilles retrouvées) et 50 000 chiens morts accidentés (chiffre prospectif).
La sécurité sanitaire avec de nombreuses zoonoses qui circulantes (teigne, leptospirose, toxoplasmose, filarioses…), à noter qu’à Madagascar, juste à côté de chez nous, circule la rage vulpine.
La sécurité aux personnes avec des cas d’attaques, d’effet de meute. Il existe également un fort différent avec les éleveurs qui subissent des dommages sur leurs exploitations.
L’écosystème avec une prédation, notamment féline, sur des espèces endémiques.
Un fort préjudice d’image, pour une île tirant des revenus du tourisme.
 
Je n’ai pas la prétention de posséder la solution, néanmoins les associations de protection animales demandent la mise en place d’une réelle campagne de stérilisation, articulée autour du " Capturer, Stériliser, Relâcher " (nécessitant un décret préfectoral pour faire exception à la loi française actuelle), un arrêt de l’euthanasie systématisée actuellement destinée à des chiens jeunes et en bonne santé, d’une éducation de la population à la bientraitance et à " l’éthique animale ".
Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint l’ensemble du plan de lutte contre l’errance animale proposé par Milit’Activ’974.
J’espère avoir pu par mes mots mettre en lumière une partie de prisme de la souffrance animale à la Réunion et vous avoir peut-être suffisamment intrigué afin que vous preniez de plus amples renseignements auprès des partenaires locaux publics mais également associatifs.
Je me tiens à votre disposition pour plus d’informations,
Veuillez recevoir, Monsieur le Député, mes salutations respectueuses,
 
Armspach Gilles
 
 
   

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