Tribune libre du Conseil économique, social et environnemental :

Se donner davantage de moyens pour combattre les violences faites aux femmes


Publié / Actualisé
A l'heure du Grenelle sur les violences conjugales annoncé par le Gouvernement, et où l'on compte quelques 101 victimes de féminicides depuis le début de l'année, il me paraît important de souligner qu'avec son avis Combattre les violences faites aux femmes dans les Outre-mer, adopté en mars 2017, dont j'ai été le rapporteur avec Madame Ernestine Ronai (personnalité associée), le CESE a été à l'origine d'une importante prise de conscience de l'ampleur des violences en Outre-mer. Cet avis faisait suite et complétait l'étude sur Combattre les violences faites aux femmes, des plus visibles aux plus insidieuses rapportée par Madame Pascale Vion (groupe de la Mutualité) en 2014.
A l'heure du Grenelle sur les violences conjugales annoncé par le Gouvernement, et où l'on compte quelques 101 victimes de féminicides depuis le début de l'année, il me paraît important de souligner qu'avec son avis Combattre les violences faites aux femmes dans les Outre-mer, adopté en mars 2017, dont j'ai été le rapporteur avec Madame Ernestine Ronai (personnalité associée), le CESE a été à l'origine d'une importante prise de conscience de l'ampleur des violences en Outre-mer. Cet avis faisait suite et complétait l'étude sur Combattre les violences faites aux femmes, des plus visibles aux plus insidieuses rapportée par Madame Pascale Vion (groupe de la Mutualité) en 2014.

La mise en œuvre des préconisations de cet avis doit continuer à progresser. Ces préconisations sont très précises et opérationnelles pour former une feuille de route. Les lieux d’écoute et d’orientation, les hébergements dans les centres d’hébergement et de réadaptation sociale et dans les établissements d’accueil mère-enfant, les centres de planification et d’éducation familiale, les Unités médico-judiciaires (UMJ), la mise à disposition du dispositif Téléphone grave danger, ainsi que la formation des professionnels magistrats, policiers et gendarme sont encore insuffisants et de nombreuses actions restent à mettre en œuvre.

Depuis l’adoption de cet avis, le CESE a réalisé un important travail de sensibilisation auprès des parlementaires, des cabinets ministériels, des collectivités territoriales ultramarines, des délégués aux droits des femmes des territoires ultramarins, et des magistrats en formation à l’Ecole nationale de la magistrature.

Par ailleurs, un rapport coproduit en 2018 par le Haut Conseil à l’Egalité entre les Hommes et les Femmes, le CESE et diverses organisations féministes, a précisé de manière détaillée les besoins de moyens budgétaires supplémentaires pour rendre plus efficace la lutte contre les violences faites aux femmes (" Où est l’argent contre les violences faites aux femmes ? ")

Il importe qu’à l’issue du " Grenelle ", et dans le prochain budget de l’Etat, les pouvoirs publics se donnent les moyens d’obtenir de meilleurs résultats, notamment dans les Outre-mer et à la Réunion.

Saint-Denis, le 03/09/2019

Dominique Rivière

Représentant La Réunion au CESE

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !