Tribune libre :

Nadia Ramassamy demande des moyens pour les anciens combattants de l'Océan Indien


Publié / Actualisé
Madame la Secrétaire d'État au ministère des Armées,
"Ils ont des droits sur nous", disait Georges Clémenceau en parlant des combattants de la Première guerre mondiale. Un siècle plus tard, les mots de l'ancien Président du Conseil doivent encore et toujours résonner pour celles et ceux qui ont défendu la France au XXe et au XXIe siècle. La France ne peut oublier ceux qui ont mis et qui mettent en jeu leurs vies pour elle, ses valeurs, ses institutions démocratiques, son territoire, son peuple et son drapeau.
Madame la Secrétaire d'État au ministère des Armées,
"Ils ont des droits sur nous", disait Georges Clémenceau en parlant des combattants de la Première guerre mondiale. Un siècle plus tard, les mots de l'ancien Président du Conseil doivent encore et toujours résonner pour celles et ceux qui ont défendu la France au XXe et au XXIe siècle. La France ne peut oublier ceux qui ont mis et qui mettent en jeu leurs vies pour elle, ses valeurs, ses institutions démocratiques, son territoire, son peuple et son drapeau.

Outre ce devoir éternel et cette solidarité que doit avoir la Nation française pour tous ses anciens combattants de l’hexagone, des territoires ultramarins et des anciennes colonies françaises à travers la reconnaissance complète de leurs droits, ces derniers sont bien plus que des acteurs, mais des véritables témoins et passeurs de l’histoire.

En ces temps d’incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient, de montée des populismes en Europe, de réarmement général des États et d’affaiblissement du multilatéralisme, nos anciens combattants ont un rôle à jouer non seulement auprès de la jeunesse, mais auprès de la société dans son ensemble. C’est par leur expérience de la guerre, qu’ils savent combien la paix et la liberté sont chères et à préserver.

Ainsi, je m’inquiète de la baisse des moyens humains, matériels et financiers de la Direction générale de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (Onac-vg) de l’Océan Indien (La Réunion et Mayotte) et je constate que ce manque de moyens ne permet pas à l’Onac-vg d’assurer ses missions.

En effet, l’Onac-vg de l’Océan Indien gère, contrairement aux Onac-vg de métropole, deux départements, sur plusieurs îles différentes éloignées géographiquement, à savoir La Réunion et les deux principales îles de Mayotte pour ne population dépassant le million.

Aussi, les missions de l’Onac-vg de l’Océan Indien se sont additionnées ces dernières années avec le recensement et la prise en charge des militaires sortis du dispositif de l’armée d’active présentant un syndrome post-traumatique, dans des territoires où l’outil numérique n’est parfois pas encore démocratisé.

Parallèlement, l’Onac-vgde l’Océan Indien doit garantir son service auprès des plus de 3 500 anciens combattants, veuves et pupilles de la Nation, auprès des plus de 8 000 retraités militaires, et ce avec un personnel restreint.

Ainsi, Madame la Secrétaire d’État, je vous serais reconnaissante de bien vouloir étudier avec la grande attention la situation de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre de l’Océan Indien.

Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir, Madame la Secrétaire d’État, l’assurance de ma très haute considération

Nadia Ramassamy

   

1 Commentaire(s)

Macatia, Posté
Les réunionnais sont des gens fiers, ils ne vous ont pas élu pour aller quémander. Montrez nous que vraiment vous nous défendez, montez des dossiers et aller les défendre à l'assemblée. Vous êtes comme casse noisettes qui ont besoin de faire un stage chez Madame Bello.