Tribune libre des sénatrices Nassimah Dindar et Viviane Malet :

Financer correctement l'hôpital pour une meilleure prise en charge des patients


Publié / Actualisé
Jeudi 14 novembre, le Sénat a voté contre le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2020 et mis fin aux débats, alors que la discussion du texte devait initialement se poursuivre en cette fin de semaine et que son vote solennel était prévu le 19 novembre prochain. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Jeudi 14 novembre, le Sénat a voté contre le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2020 et mis fin aux débats, alors que la discussion du texte devait initialement se poursuivre en cette fin de semaine et que son vote solennel était prévu le 19 novembre prochain. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

L’annonce par le Président de la République Emmanuel Macron d’un plan d’urgence pour l’hôpital public devant être présenté le 20 novembre a donc amené au rejet du texte dénoncé comme insincère du fait des incertitudes sur les moyens financiers que le gouvernement doit consentir au secteur hospitalier.

Nous procéderons à une nouvelle lecture les 30 novembre et 1er décembre sur la base d’un texte qui devrait inclure des annonces du Gouvernement notamment en matière de dépenses de santé et de financement du secteur hospitalier.

Une délégation du personnel hospitalier a d’ailleurs été reçue en commission des affaires sociales, dont nous faisons partie, ce jeudi 14 novembre.

Pour notre part, nous avions déjà pris en compte les difficultés du secteur hospitalier de La Réunion, en portant deux amendements : le premier propose la revalorisation du coefficient géographique, pour le porter à 35%, afin de prendre réellement en compte les surcoûts que connaissent les établissements de soins réunionnais et sachant que le coefficient géographique réunionnais n’a pas été revalorisé depuis une dizaine d’années le deuxième concerne le financement de la santé mentale, parent pauvre de la santé au niveau national avec une dépense moyenne de 130 € par habitant, mais encore plus délaissée à La Réunion où la dépense par habitant n’atteint pas les 100 €.

Ces deux amendements, s’ils étaient adoptés, permettraient, en mieux finançant les établissements, d’améliorer les conditions de travail des médecins et autres personnels de soin, et in fine, de garantir une prise en charge optimale pour les patients réunionnais.

Les sénatrices Nassimah Dindar et Viviane Malet

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !