Tribune libre du MEDEF Réunion :

Le MEDEF Réunion agit pour l'amélioration de la couverture conventionnelle à La Réunion


Publié / Actualisé
Le MEDEF Réunion rappelle son attachement au dialogue social, ainsi que son engagement à faire avancer la couverture conventionnelle à La Réunion. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Le MEDEF Réunion rappelle son attachement au dialogue social, ainsi que son engagement à faire avancer la couverture conventionnelle à La Réunion. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Le MEDEF Réunion a accompagné la Fédération des Artisans Boulanges de La Réunion (FRABP) dans la dénonciation de la convention collective régionale, obsolète, et les négociations avec les syndicats de salariés pour demander l’extension de la convention nationale. C’est bien dans un souci de l’amélioration des conditions de travail des salariés et de professionnalisation de la branche des boulangers pâtissiers que la FRABP, soutenue par le MEDEF Réunion, est allée jusqu’au bout de la démarche et a permis que la convention nationale s’applique à toutes les entreprises.

Concernant la convention auto-moto, une demande d’élargissement est en cours d’instruction au Ministère du travail. Le SICR, syndicat des importateurs et du commerce de la Réunion, adhérent du MEDEF Réunion a toujours participé aux discussions. La difficulté sur la branche auto-moto est le périmètre d'application de la convention collective métropolitaine : les concessionnaires et la location de voiture, entre autres, regroupés au sein du SICR, les stations-services regroupées au sein de la CPME et les garagistes, centres de contrôle et de nettoyage. Concernant cette branche, le SICR et le MEDEF Réunion ont seuls répondu présents, et ce depuis des années, aux réunions de négociation organisées par la DIECCTE.

Le MEDEF Réunion est attaché à l’indépendance et la neutralité du dialogue, entre parties représentatives, à savoir MEDEF, CPME et U2P côté patronal et CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGTR, FO et UNSA côté Syndical. Le MEDEF Réunion a été sollicité en mai 2018 pour constituer une nouvelle association, l’ADSTR, afin de répondre à un appel d’offre très spécifique de la DIECCTE, portant sur les conditions du dialogue social à La Réunion. Le MEDEF Réunion n’a pas souhaité y adhérer car la loi prévoit nombre d’instances représentatives en charge du dialogue social, dont la CPRI (Commission Paritaire Régionale Interprofessionnelle), l’observatoire du dialogue social, le CREFOP (Comité Régional de l’Emploi, de la Formation et de l’Orientation Professionnelle) et l’ARACT (Association Régionale pour l’amélioration des Conditions de Travail). Ces instances sont pour certaines déjà soutenues par des fonds publics.

Les outils légaux de dialogue social, notamment les CMP (commissions mixtes paritaires), existent et les études ont déjà été réalisées pour identifier les champs conventionnels non couverts ou couverts par des conventions obsolètes à La Réunion.

Ainsi le MEDEF Réunion a fait clairement une proposition aux partenaires sociaux, syndicats de salariés et organisations patronales, pour avancer réellement et efficacement sur la question du dialogue social et des champs conventionnels non couverts. En effet, le MEDEF Réunion a envoyé un projet de lettre d’intention aux partenaires sociaux, et a sollicité la DIECCTE pour animer les réunions sectorielles, apporter son expertise juridique et permettre la réalisation d’études d’impact, par secteur identifié, lorsque nécessaires.

Force est de relever la double contradiction dans la position de la CPME. D’une part, elle signe en sa qualité d’organisation patronale interprofessionnelle un accord de méthode pour discuter du principe de l’amélioration de la couverture conventionnelle, et dans le même temps souhaite engager une discussion par branche professionnelle. De même, la CPME, absente des négociations qui ont eu lieu sur la boulangerie-pâtisserie, dénonce l’extension de la convention collective, qui porterait préjudice aux entreprises, alors qu’elle demande concomitamment une extension des conventions nationales des industries agro-alimentaires, du commerce, de la pharmacie et du transport sanitaire.

Cette absence de clarté dans les positions et ces annonces contradictoires ne sont pas de nature à faire progresser le dialogue social, mais bien au contraire à susciter la polémique et à gagner du temps.

Mesurant les répercussions économiques et sociales pour nos entreprises, le MEDEF Réunion, interlocuteur engagé du dialogue social, invite l’ensemble des acteurs, syndicats de salariés et patronaux, à ouvrir des négociations sereines, efficaces et par branche, sous l’égide de la DIECCTE.

MEDEF Réunion

   

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