Tribune libre de la députée Nadia Ramassamy :

Hôpital public : lé députée demande davantage au Premier ministre


Publié / Actualisé
Après dix mois de crise et de mobilisation dans les services des urgences et plus généralement dans le monde hospitalier, le Premier ministre Édouard Philippe et la ministre de la Santé Agnès Buzyn ont dévoilé ce mercredi matin "un plan d'urgence" pour l'hôpital public.
Après dix mois de crise et de mobilisation dans les services des urgences et plus généralement dans le monde hospitalier, le Premier ministre Édouard Philippe et la ministre de la Santé Agnès Buzyn ont dévoilé ce mercredi matin "un plan d'urgence" pour l'hôpital public.

En raison de la démographie vieillissante de la population française, à la désertification médicale, à la surcharge de travail des personnels hospitaliers et au développement de l’intelligence artificielle, je salue la reprise par l’État des 10 milliards de dettes des hôpitaux. En effet, on ne peut assurer durablement l’accès aux soins à tous sans investissements. De même, je salue l’augmentation du budget des hôpitaux de 1,5 milliard d'euros sur trois ans.

Toutefois, si le gouvernement a annoncé une prime annuelle de 800 euros net à 40 000 infirmiers et aides-soignants vivant à Paris et sa proche banlieue et gagnant moins de 1900 euros par mois ; une prime annuelle de 300 euros à 600.000 professionnels et une prime de 100 euros net par mois sera versée aux aides-soignants qui exercent auprès des personnes âgées, je regrette que le gouvernement passe par des primes et non pas par une revalorisation salariale de 300 euros.

Enfin, je continue de demander au gouvernement de fixer un Ondam d’au moins 4 %, contre 2,3 % aujourd’hui, l’arrêt des fermetures de lits d’hospitalisation et des mesures structurelles de long terme.

   

1 Commentaire(s)

Dl56, Posté
Pour le personnel non-soignant, vous proposez quoi ?