Tribune libre de Bruno Bourgeon, porte-parole d'AID :

Incendies en Australie : comme une catastrophe nucléaire


Publié / Actualisé
Samedi 4 janvier, les feux de forêt en Australie ont été particulièrement intenses, entraînant la fuite de centaines de milliers de personnes. Les autorités locales comparent ces incendies à une catastrophe nucléaire et reconnaissent une forme d'impuissance. Pas de répit. Les incendies qui ravagent le pays sont hors de contrôle. Il règne à l'autre bout de la planète comme un air de fin du monde. L'île continent a connu sa pire journée depuis le début de la saison des feux, il y a 4 mois. Ce week-end, la météo a été catastrophique. Sydney a enregistré des températures record avec 48,9 °C. Les vents violents et la canicule ont attisé le brasier qui a déjà brûlé une surface grande comme deux fois la Belgique.
Samedi 4 janvier, les feux de forêt en Australie ont été particulièrement intenses, entraînant la fuite de centaines de milliers de personnes. Les autorités locales comparent ces incendies à une catastrophe nucléaire et reconnaissent une forme d'impuissance. Pas de répit. Les incendies qui ravagent le pays sont hors de contrôle. Il règne à l'autre bout de la planète comme un air de fin du monde. L'île continent a connu sa pire journée depuis le début de la saison des feux, il y a 4 mois. Ce week-end, la météo a été catastrophique. Sydney a enregistré des températures record avec 48,9 °C. Les vents violents et la canicule ont attisé le brasier qui a déjà brûlé une surface grande comme deux fois la Belgique.

Dimanche, les conditions se sont améliorées mais la plupart des feux restent non maîtrisés. Les Australiens se préparent à une nouvelle vague de chaleur à la fin de la semaine. Et l’été austral est loin d’être terminé. Les températures les plus chaudes sont habituellement enregistrées fin janvier et début février.

Samedi, le brasier a tué une 24e personne. Des centaines de propriétés ont été détruites. L’état d’urgence a été décrété dans le sud-est de l’Australie, une zone fortement peuplée. Plus de 100.000 personnes vendredi ont été évacuées. Une forme d’exode a débuté : longues files de voitures bloquées sur l’autoroute, stations-services envahies dans la panique, lieux de villégiature transformés en villes fantômes.

Après la dévastation, l’heure est au bilan : des chercheurs de l’université de Sydney évaluent qu'un demi-milliard d'animaux sont morts à cause des incendies depuis septembre. On estime que 8.000 koalas ont déjà été tués ainsi que plusieurs milliers de renards volants, des chauve-souris. Les koalas disparaîtront localement.

En Nouvelles-Galles du Sud, 150 feux continuent de brûler. Les fumées toxiques menacent Canberra. Elle est devenue ce week-end la ville la plus polluée au monde, devant New Delhi. Dans les rues presque vides de la capitale, de nombreuses personnes portaient dimanche des masques respiratoires et vérifiaient la qualité de l’air et les mises à jour des incendies dans les applications téléphoniques. Canberra possède désormais un taux de pollution de l’air 20 fois supérieur au seuil de péril établi par l’OMS. Les autorités locales commencent à prendre la mesure de ce qui se passe. " Nous sommes en territoire inconnu ", a déclaré Gladys Berejklian, la première ministre de Nouvelle-Galles du Sud. " Nous ne pouvons pas dire que nous avons déjà vécu ça. Ce n’est pas le cas. Plusieurs villages qui n’avaient jamais connu la menace des feux de forêts risquent d’être complètement anéantis. "

Sur la radio ABC, Andrew Constance, le ministre des transports du même État a comparé les incendies à une catastrophe nucléaire.
Climato-sceptique, le parti libéral conservateur au pouvoir ne peut plus ignorer la réalité du réchauffement climatique. Au cours d'une conférence de presse, le Premier Ministre Scott Morrison a affirmé le lien entre sécheresse, incendie et réchauffement climatique. Il n’a pourtant rien fait en matière de lutte contre le réchauffement climatique et maintient coûte que coûte son soutien à l’industrie du charbon.

Ce lien, entre industrie du charbon et changement climatique, visiblement, il ne l’a pas fait.

Bruno Bourgeon, porte-parole d’AID
D’après Reporterre

   

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