Courrier des lecteurs de Jean Claude Comorassamy :

Il ne faut pas que l'âge pivot soit l'arbre qui cache la déforestation !


Publié / Actualisé
Après le retrait provisoire de l'âge pivot remplacé par l'âge d'équilibre, le Premier ministre attend maintenant les propositions budgétaires concrètes des partenaires sociaux d'ici le mois d'avril. C'est ainsi, que le premier Ministre Edouard Philippe, a fait de l'équilibre du système de retraite (les mesures paramétriques) le point essentiel dans les négociations de sa réforme. Ces options budgétaires sont supposées de permettre de résoudre le déficit du système des retraites tout en faisant bondir tous les syndicats même les réformistes.
Après le retrait provisoire de l'âge pivot remplacé par l'âge d'équilibre, le Premier ministre attend maintenant les propositions budgétaires concrètes des partenaires sociaux d'ici le mois d'avril. C'est ainsi, que le premier Ministre Edouard Philippe, a fait de l'équilibre du système de retraite (les mesures paramétriques) le point essentiel dans les négociations de sa réforme. Ces options budgétaires sont supposées de permettre de résoudre le déficit du système des retraites tout en faisant bondir tous les syndicats même les réformistes.

Et, pourtant, le 1er Ministre a répété ce dimanche 12 janvier, l’instauration d’un âge pivot à 64 ans permettrait de faire plus de 3 milliards d’euros d’économie en 2022 et de 12 milliards en 2027. " Je suis déterminé sur l’équilibre financier du système (.) les mesures ne devront entrainer ni baisse des pensions, ni hausse du coût du travail. C’est de ma responsabilité de Chef de gouvernement " a t-il fermement répété.

Dans ce contexte, après le malaise des enseignants, des policiers, des militaires, des pompiers…ces métiers régaliens ont finalement obtenu gain de cause en conservant leurs régimes spéciaux en régimes spécifiques ainsi que les danseuses du Ballet de l'Opéra, les pilotes de lignes et stewards... Maintenant,  c’est au tour  des avocats et greffiers qui se sont mis en grève en jetant leurs robes noires par terre ainsi que les codes pénaux en acte symbolique pour conserver eux aussi leur régime spécial.

Les hospitaliers souffrent et nous regardons ailleurs

Mais qu’en est-il pour les hospitaliers de cette réforme des retraites ?  Pendant que certaines professions soient entendues sur la pénibilité de leur exercice, les professions de santé qui travaillent de nuit et de jour semblent passer aux oubliettes ! Que ce soit, les agents de service hospitaliers, les aides soignants, les infirmiers qui ont choisi de rester en catégorie B dont la pénibilité est prise en compte au travers du classement de ces emplois en catégorie active (57 ans). Cette catégorie active est la seule reconnaissance de la pénibilité que bénéficient ces professionnels de santé. Mais, qui est appelée à  disparaitre au profit de la catégorie sédentaire (62 ans). Sauf, si dans la conférence prévue les thèmes pénibilité, revalorisation salariale… sont insérés au cœur de la réforme.

Cerise de la réforme pour les hospitaliers, le calcul de la retraite se fera sur toute la carrière et non plus sur les 6 derniers mois. Á coup sûr, la future pension des retraités hospitaliers baissera. Excepté, si une revalorisation des traitements de salaire est actée en régime spécifique. Ce qui m’est permis d’en inférer de ce qui n’est pas acceptable dans la réforme présentée, encore plus pour les hospitaliers. D’ailleurs, même le collectif inter hôpitaux qui fait entendre leur voix en demandant "l'embauche du personnel nécessaire pour améliorer la qualité de soins et d'assurer la sécurité des patients ainsi qu'une valorisation salariale pour les hospitaliers".

Conclusion du 1er Ministre, sur l’âge pivot hier à l’Assemblée " je ne vois pas comment, sinon, on pourrait arriver à l’équilibre financier en 2027 ". Alors, si ce dispositif a été d’être gagnant-gagnant pour tous, pourquoi le repousser aux autres pas à soi…Et si  l’âge pivot soit l’arbre qui cache la déforestation !

Jean Claude Comorassamy

   

1 Commentaire(s)

Karine, Posté
Des blouses blanches des hospitaliers jetées par terre !
Effectivement, les ACTES SONT SYMBOLIQUES, à l'image des robes des avocats, des livres pour les enseignants hier, c'est autour des hospitaliers de jeter leurs blouses pour dénoncer le manque des moyens dans les hÃ'pitaux et une revalorisation des salaires â?|.Attention, ça se passe en Métropole et non pas à la Réunion !