Lettre ouverte de la CFDT :

Rachat de Vindemia, à l'attention Monsieur Didier Robert


Publié / Actualisé
Monsieur le Président, le rachat du groupe VINDEMIA par celui de GBH, suscite encore ces derniers jours des réactions, allant du consortium tout en passant par la CPME et aussi par la presse locale, ce dernier dans son rôle d'information. Hasard du calendrier, le consortium réapparaît mais toujours avec de bonnes paroles et toujours pas de projet élaboré ou déposé pour s'opposer ou apporter l'alternative prometteuse de celui-ci.
Monsieur le Président, le rachat du groupe VINDEMIA par celui de GBH, suscite encore ces derniers jours des réactions, allant du consortium tout en passant par la CPME et aussi par la presse locale, ce dernier dans son rôle d'information. Hasard du calendrier, le consortium réapparaît mais toujours avec de bonnes paroles et toujours pas de projet élaboré ou déposé pour s'opposer ou apporter l'alternative prometteuse de celui-ci.

Quant à la CPME, elle ne pouvait rester plus longtemps dans la pensée objective qu’elle avait adoptée il y a 5 mois, pour sortir elle aussi une pensée militante pour une solution " locale "..... Mais, quoi qu’il en soit ni le consortium, ni la CPME n’apportent " de solution locale " comme alternative, notamment financière pour l’aboutissement " d’un projet économique collectif, " et pour enfin " écrire ensemble un nouveau modèle de la société pour la Réunion "....

La tergiversation n’est de l’action.

Vous-même Monsieur le Président, dans un courrier en date du 18 février 2020, dans lequel vous faites part de vos observations à la Présidente de l’Autorité de la concurrence, observations, qui vous positionnent clairement contre ce projet de rachat.

Vous faites état de monopole à la Réunion, mais savez-vous que pour détenir un monopole dans un secteur, comme la grande distribution, l’entreprise ou le groupe doit être le seul Maître de l’offre.

Or, dans la grande distribution aucun groupe présent à la Réunion, (E.LECLERC – LES U – LEADER PRICE – VINDEMIA...), n’est à lui seul le Maître de l’offre, et que par conséquent ne détient pas de monopole dans cette branche.

Que pensez-vous donc Monsieur le Président sur le Monopole de L’URCOOPA ?

Que pensez-vous donc Monsieur le Président sur le Monopole dans le secteur de la quincaillerie ?

Sans oublier le secteur du textile Où la majorité des enseignes font partie d’un grand groupe Réunionnais !

Savez-vous qui détient le monopole de la distribution dans les métiers du frais maraîcher ? Savez-vous qui détient le monopole de la distribution dans les filières porcines et bovines ?

Savez-vous qui détient le monopole de la distribution dans les filières des gallinacés et des palmipèdes ? etc.

Selon vous, " cette transaction apparaît en contradiction avec les revendications des Réunionnais.... " Au regard de ce qui précède, vous êtes vous-même en contradiction avec les Réunionnais, qui réclame avant tout, " la transparence sur la formation des prix ; l’augmentation de leur pourvoir d’achat ; et l’accès à l’emploi... ". Et non de savoir qui détiendrait un monopole à la Réunion.

Oui la vie chère pose problème à la Réunion, notamment sur le pouvoir d’achat des Réunionnais ;

Oui il faut de la concurrence ; mais dans tous les secteurs économiques de notre île ;

Oui il faut endiguer les monopoles et les oligopoles ;

Vous citez le rapport Syndex de 2011 initié par la CFDT Réunion. Pourquoi en 2011 en votre qualité de Président de la Région Réunion, vous ne vous êtes pas saisis de ce rapport pour lui donner une force politique en faveur du pouvoir d’achat des Réunionnais et de la transparence dans la formation des prix ?!!!

Je me permets de vous remémorer quelques passages de ce rapport :

" Si l’ensemble des acteurs apparaissent en accord sur la question de la vie chère, il nous est rapidement apparu que toute tentative de passer d’un constat partagé à la formulation de propositions pour remédier à cet état de fait se heurtait à l’opacité de l’économie réunionnaise. Comment nourrir aujourd’hui le dialogue social sur la question de pouvoir d’achat sans pouvoir disposer au préalable d’une information accessible à toutes et à tous, transparente et indispensable à l’exercice de la démocratie économique ? Cette question n’est pas superfétatoire quand on sait : "

1- " Qu’aucune de nos demandes auprès des acteurs économiques n’a été satisfaite, bien que ces derniers nous aient assurés de leur entière collaboration ; "
2- " Que ni la douane ni la région n’étaient en mesure de nous fournir l’évolution des taux d’octroi de mer sur plus de 3 ans ni les recettes par produit ; "
3- " La question de la fiscalité réunionnaise (en particulier de l’octroi de mer et des mesures de défiscalisation), qui peut constituer par bien des aspects un outil conjuguant à la fois des effets inégalitaires, une absence d’évaluation des effets économiques et sociaux attendus et surtout pouvant contribuer pleinement à la vie chère. "

Aujourd’hui, vous vous " interrogez sur l’emprise économique d’un seul acteur sur un marché déjà contracté et non extensible... "

En 2011 alors que vous étiez Président de la Région Réunion qu’avez-vous pensé ? Qu’avez-vous dit sur l’emprise économique de ce Groupe ci-dessous !!!

En 2011, quelles étaient les parts de marchés en chiffres d’affaires de ce groupe ? Grande distribution, Automobile, etc.

Monsieur le Président,

LA CFDT COMMERCE ET SERVICES RÉUNION EST POUR LE RACHAT DE VINDEMIA PAR GBH ET IL Y A URGENCE !

La totalité des instances représentatives du personnel a donné à l’unanimité un avis favorable à la reprise de Vindémia par GBH et Make Distribution.

Tous les salariés du groupe VINDEMIA ont voté favorablement pour ce projet. C’est le seul qui garantisse leur emploi.

La CFDT commerce et services de la Réunion, s’opposera fermement à toute autre proposition qui consistera à aboutir à une vente, par un saucissonnage du groupe VINDEMIA.

Dans cette hypothèse, ce démantèlement provoquera inéluctablement une casse sociale très importante avec un licenciement SEC d’au moins 450 salariés VINDEMIA LOGISTIQUE et VINDEMIA SERVICES.

La CFDT commerce et services est très inquiète de voir toutes ces tentatives qui visent à remettre en cause cette opération et n’ont pour but que de gagner du temps pour fragiliser et mettre les emplois en danger.

Le groupe VINDEMIA va mal et cela s’aggrave un peu plus chaque jour. Il est urgent que l’Autorité de la concurrence autorise cette acquisition pour la pérennité de Vindémia.

Le consortium furtif E.LECLERC ; LES NOUVEAUX COMMERÇANTS U ; et LEADER PRICE, dont je ne vous rappellerais pas les Noms de ses dirigeants, ont à mon sens une motivation autre que de s’inquiéter de l’économie de l’île.

La stratégie de ce consortium, consistant à mettre à mal ce projet sans même qu’il ne présente lui-même un dossier de rachat, est également une diversion pour faire monter la pression et la colère de nos concitoyens, qui je pense sont à l’antipode de ce projet et enjoliver nos politiques qui sont en pleine campagne municipale.

Pour certaines personnes faisant partie de ce consortium appartenant au groupe E.LECLERC, ne seraient-elles pas motivées par un intérêt purement commercial à ce que ce projet n’aboutisse pas ? Ou au mieux qu’il soit retardé au maximum !!

Sachant que les enseignes LECLERC a fait l’ouverture d’un de ses magasins à St Joseph, que prochainement celui de Ste Marie ouvrira également ses portes aux consommateurs de l’île et qui plus est le groupe est sur le point de racheter l’ancien magasin implanter à la caserne St Pierre qui a été liquidé dernièrement....

Que les investissements financiers du Groupe LECLERC actuellement à la Réunion, le Portail à St Leu et la Réserve à Ste Marie, permettraient-ils aux actionnaires de participer à la contribution des 219 millions pour le rachat de VINDEMIA ?

Quant à l’enseigne LEADER PRICE son dirigeant ne peut qu’a, s’atteler à suivre son plan de redressement de son groupe, je serais surpris au vu de ces conditions financières qu’il puisse être un acteur financier à un quelconque projet, fusse-t-il locale.

La CFDT commerce et services de la Réunion, pense qu’à ce jour il n’existe pas un consortium local, des investisseurs privés, ayant la volonté de ce qu’ils prétendent, à savoir être en capacité de faire quoi que ce soit pour présenter un projet d’alternatif sérieux à celui du groupe GBH.

La CFDT commerce et services de la Réunion, rappelle que :

Sa priorité reste la sauvegarde des 2150 emplois ; Qu’elle est pour la vente de VINDEMIA et le rachat par GBH, qui à défaut, celui-ci apporte la seule garantie de tous les emplois ;

Ainsi sont les observations que nous pouvons vous apportez, qui je l’espère contribuera à ce que vous apportiez votre soutien aux 2150 salariés qui n’attendent que l’aboutissement du seul projet qui a été déposé et soumis pour avis à l’autorité de la concurrence.

Recevez Monsieur le Président, ma plus haute considération.

Le Secrétaire Général
Joël DALLEAU

   

4 Commentaire(s)

EDDO, Posté
Je félicite la CFDT de cette prise de parole. Tous les agitateurs n'ont que faire du sort des salariés de Vindemia Group sous giron du groupe stéphanois (je n'ose même plus écrire son nom tellement il a fait du mal au commerce et aux hommes). Le groupe doit retrouver une vigueur, une dynamique, un esprit conquérant, une âme, qui autrefois ont contribué à le faire rayonner dans l'océan indien et au Vietnam. Aujourd'hui tous les voyants sont éteints, toutes les énergies sont endormies. Laissons GBH faire du groupe une nouvelle entreprise avec un nouvel esprit et une nouvelle énergie. Je suis salariée du Vindémia Group, je vous assure que nous n'en pouvons plus.
SOWETO, Posté
Didix le contre le monopole de GBH mais pour le monopole de RAVATE parce que ADAM RAVATE le soutient à Saint Denis. Il suffit de regarder l'inauguration de son QG. Quelle girouette ce didix et c'est pour cela qu'il n'a aucun soutien .
Daniel w, Posté
Je suis moniteur métier de vindemia logistique et je suis a 100% d'accord avec la CFDT et a 100% d'accord pour que GBH et Mal reprennent le groupe et il est temps d'en finir.
Montagnard, Posté
Pourquoi il s'agite autant? Son ami caillé est derrière non ? Renseignez vous IMAZ PRESS le boss de la presse réunionnaise, non subventionnée