Courrier des lecteurs de Jean-Claude Comorassamy :

Le Coronavirus remet notre système de santé en première ligne !


Publié / Actualisé
Face à la crise sanitaire qui secoue aussi la France, l'heure n'est pas à la polémique, l'heure est à l'unité nationale. C'est ainsi aux yeux du Chef de l'Etat, les tergiversations n'ont pas de place aujourd'hui. D'un ton grave, le président a prévenu que " Nous ne sommes qu'au début de cette épidémie, et partout en Europe, elle s'accélère ".
Face à la crise sanitaire qui secoue aussi la France, l'heure n'est pas à la polémique, l'heure est à l'unité nationale. C'est ainsi aux yeux du Chef de l'Etat, les tergiversations n'ont pas de place aujourd'hui. D'un ton grave, le président a prévenu que " Nous ne sommes qu'au début de cette épidémie, et partout en Europe, elle s'accélère ".

Dans un discours solennel prononcé ce jeudi 12 mars, que le Président de la République a esquissé un véritable plan de bataille contre la " plus grave crise sanitaire qu’ait connue la France depuis un siècle " tient-il à expliquer. Faut-il que les hôpitaux sont bien armés diront sûrement les syndicats !
 
Comme un général s’adressant à ses troupes " Je compte sur vous ", a répété à plusieurs reprises le chef de l’Etat. Appelant, semble t-il dans le discours les soignants à l’aide !
 
En affirmant aussi, que l’épidémie de coronavirus "qui affecte tous les continents et frappe tous les pays européens.
 
″ La santé n’a pas de prix ″
 
Tout en saluant les personnels des hôpitaux, "engagés avec dévouement et efficacité" et qui sont confrontés désormais en première ligne face au virus. Qualifiant encore de "héros en blouse blanche" les hospitaliers qui sont au front, face à la poussée du virus.
 
Pourtant en avril 2018, il y a deux ans environ lors d’une visite du chef de l’Etat au Centre Hospitalier Universitaire de Rouen, une aide-soignante l’interpellant face à l’austérité dans les hôpitaux publics et quant aux besoins urgents: " il faut des lits, il faut du personnel… ".
 
Avant que le Président ne lui réponde sèchement : " Il n’y a pas d’argent magique. Un pays qui n’a jamais baissé son déficit public et qui va vers les 100% de dette rapportée à son produit intérieur brut... c’est vos enfants qui le payent quand ce n’est pas vous. [...] Je peux vous le dire les yeux dans les yeux, j’assume ces choix ".
 
Malgré plus d’une année de grève dans les hôpitaux publics et des urgences, où les syndicats demandant un service public conforme aux besoins de santé avec des moyens en personnel, l’arrêt de suppression de lits, plus reconnaissance salariale, des améliorations des conditions de travail…dont l’alerte de la grippe aviaire, du virus H5N1, de la Canicule, du Chikungunya, du virus Ebola, du SRAS (Syndrome respiratoire Aigu Sévère)…etc ont manifesté les faiblesses de nos hôpitaux publics. Mais dès lors que la crise est achevée, ces alertes ont été oubliées. En ligne de mire, les divers plans d’austérité qui sont mis en œuvre par des gouvernements successifs dont les suppressions des emplois publics. Bref…
 
Aujourd’hui, enfin un changement radical de ton, "l’Etat ne regardera pas au portefeuille. La santé n'a pas de prix. Le gouvernement mobilisera tous les moyens financiers nécessaires pour porter assistance, pour prendre en charge les malades, pour sauver des vies. Quoi qu'il en coûte", a déclaré le Président Emmanuel Macron.
 
Espérons simplement, qu’en dehors du témoignage solennel du Président de la République envers l’ensemble du personnel de la santé et des moyens promis, que les leçons seront tirées une fois la crise sanitaire achevée.
 
Jean Claude Comorassamy.

   

1 Commentaire(s)

Clem, Posté
On n arrête pas de répéter pour enrayer ce virus il faut se laver les mains constamment et......mais depuis ce matin il n y a pas d eau à la Bretagne, hier, avant hier micro coupure. Donc pas de désinfectant main, pas d eau (sans prévenir..) limitation de sortie...que faire!!!!