Tribune libre du député Jean-Hugues Ratenon :

Lettre aux maires de La Réunion


Publié / Actualisé
Madame, messieurs, tout d'abord je tiens à vous exprimer tous mes encouragements et ma solidarité dans les tâches que vous devez accomplir dans cette période de crise sanitaire que nous vivons. Les décisions que vous êtes amenés à prendre sont de l'ordre de l'intérêt général et assurer un maximum de sécurité à la population qui a besoin d'être protégée. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Madame, messieurs, tout d'abord je tiens à vous exprimer tous mes encouragements et ma solidarité dans les tâches que vous devez accomplir dans cette période de crise sanitaire que nous vivons. Les décisions que vous êtes amenés à prendre sont de l'ordre de l'intérêt général et assurer un maximum de sécurité à la population qui a besoin d'être protégée. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Une question alimente ces derniers jours les conversations : la tenue des marchés forains. Plusieurs municipalités ont été radicales en les annulant purement et simplement. C’est un respect strict des règles du confinement : pas de regroupement ; pas de contact.

La Réunion est au stade 2 de l’épidémie et le stade 3 est imminent. Le nombre de cas augmente vite : 94 à ce jour. En métropole, la pandémie flambe : plus de 22 000 cas, 1100 morts sans compter ceux décédés dans les EHPAD. Il ne faut surtout pas sous estimer la violence de ce virus.

Les scientifiques le rappellent régulièrement : notre seule arme pour lutter efficacement pour l’instant, casser la chaine de transmission du virus : le confinement comme le prévoit la loi sur l’état d’urgence sanitaire en vigueur en France.

C’est pourquoi, il me semble inapproprié, illogique de vouloir absolument maintenir les marchés forains en demandant une dérogation au Préfet. Il est impossible, en effet, de faire respecter les mesures de sécurité sanitaire entre les marchands et les visiteurs, même si certains forains prennent des mesures d’hygiène : distance de 1,50 voir 2 mètres entre les stands, port de gant, de masque...on ne peut être garant de la non transmission du virus, car on ne le connait pas assez. Comment alors éviter la contamination des uns par les autres ? Déjà que dans les grandes surfaces, c’est très compliqué de faire respecter les mesures de protection, ne multiplions pas les risques.

Se cantonner au marché forain pour approvisionner la population n’est plus possible, car beaucoup souhaite respecter le confinement, d’autres n’ont plus de moyens de transport pour se déplacer, ou encore des proches ne peuvent plus livrer leurs familles. Conséquence : impossibilité d’avoir accès à ces produits.

Aussi, le bon sens, à mon avis, serait de fermer ces marchés forains mais en proposant des alternatives dans l’intérêt des producteurs, des forains et de la population :

- Des ventes décentralisées dans les quartiers, comme dans le temps lontan, le bazardier sillonne les quartiers et propose ces produits en respectant les règles sanitaires.
- Permettre l’installation d’un à deux forains dans les quartiers avec une distance de 3 à 4 mètres.
- Organisation par les CCAS de la distribution de ces produits par des véhicules frigorifiques permettant ainsi l’approvisionnement des familles nécessiteuses (personnes âgées, porteuses de handicap, manque de transport…).

Le but est de permettre l’approvisionnement de tous les citoyens ; permettre l’écoulement des produits des agriculteurs et des forains. 

Comprenez aussi qu’il faut protéger ces forains et les agriculteurs de cette maladie mortelle, sinon on prend le risque de casser la chaine d’alimentation.

Nous devons réinventer un mode de fonctionnement en priorisant la protection de la population tout en lui permettant de se nourrir en toute sécurité.

Il vous revient, Madame, Messieurs les maires d’établir ce plan d’action en concertation avec les agriculteurs, les forains et de le faire connaitre par tous les moyens de communication : médias, facebook, mais aussi voitures sono.

Nous nous devons de nous serrer les coudes, être à l’écoute de la population et répondre à ses attentes sans mettre en danger la vie d’autrui.

Vous souhaitant encore bon courage, je vous prie d’agréer Madame, Messieurs les Maires, l’expression de mes salutations distinguées.

Jean-Hugues Ratenon

   

4 Commentaire(s)

Zorro, Posté
Ou orais été un bon acteur ou ratenon hein dun temps des cinémas muet. ..
Django, Posté
A ou kom d'habitude ou cose pour rien dire la point rien le bon po ou...ou mank de rien ?et les maraîchers ou pas la ek sa ou ..?
Citoyen, Posté
Monsieur le député. Vous valez bien vÃ'tre étiquette LFI. Vous réfléchissez de travers, comme d'habitude.
La suppression de l'ensemble des marchés conduit la population à s'approvisionner dans les grandes surfaces et donc à une concentration des gens en un même endroit. Plus de gens dans un même endroit a pour conséquence de créer des contacts plus rapprochés. Habitué du petit marché de St Denis, je peux vous affirmer qu'il était très facile de respecter les distances de sécurité, ce qui est beaucoup plus difficile dans une grande surface. Quand à votre idée de bazardiers ambulants qui sillonnent les quartiers, c'est juste grotesque...
M. Le député, de grâce, vous et votre clique d'incapables LFI: ne parlez pas en notre nom et ne cherchez pas à nous protéger... Restez confiné et gardez vos idées farfelues pour vous.
Johan97412, Posté
Monsieur Ratenon tenez vous informer, à l'heure où vous parlez tout les acteurs politiques est en train de se battre pour mettre sur le marché pharmaceutique la chloroquine,: médicament dont la Chine a pu faire soigner sa population et cela leur a permis de mettre le pays sous contrÃ'le sanitaire, arrêter d'intensifier la phychose de confinement et de dire que cela va être de plus en plus catastrophique ,les gens en a marre d'etre cerner par les autorités et se faire piétiner leurs vies privés.Mettez aussi la main à l'édifice en disant oui à la chloroquine au lieu d'essayer de faire croire qu'on est en plein apocalypse or que c nullement le cas.