Tribune libre de l'intersyndicale :

25 ordonnances pour sauver l'économie, toujours pas de moyens pour la santé !


Publié / Actualisé
Alors que la crise sanitaire a conduit le gouvernement à prendre des mesures exceptionnelles de confinement général, alors même que tous les soignants exhortent la population à rester strictement confinée, des salariés et agents publics sont encore contraints de se déplacer vers leur lieu de travail. C'est irresponsable ! (Photo d'illustration)
Alors que la crise sanitaire a conduit le gouvernement à prendre des mesures exceptionnelles de confinement général, alors même que tous les soignants exhortent la population à rester strictement confinée, des salariés et agents publics sont encore contraints de se déplacer vers leur lieu de travail. C'est irresponsable ! (Photo d'illustration)

Dans cette situation inédite de développement croissant de l’épidémie, seules les entreprises et administrations absolument indispensables à la gestion de la crise doivent poursuivre leur activité en garantissant les moyens nécessaires à la protection de leur salariés.

Partout ailleurs, le télétravail doit se généraliser et tous les moyens donnés pour assurer à distance les missions absolument indispensables pendant cette période de crise tout en respectant un temps de déconnexion pour préserver un équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle.

D’autre part, les salariés ne sont pas responsables de cette crise sanitaire, ils/elles la subissent ; nos organisations exigent qu’il n’y ait aucune baisse de salaire, aucune sanction, aucun licenciement, aucune remise en cause de leurs droits.

La loi relative à "l’état d’urgence sanitaire" est une attaque frontale contre ces droits. Elle donne au patronat et au gouvernement des pouvoirs exhorbitants notamment en matière de temps de travail, de confiscation des droits à congé et au repos hebdomadaire. C’est inacceptable !
Par contre, cette loi ne prévoit aucune mesure d’urgence pour ouvrir des lits dans les hôpitaux, ni créer les postes nécessaires à la prise en charge de tous les patients, ni fabriquer massivement des masques ou organiser un dépistage systématique.
Les services publics montrent aujourd’hui sans conteste à quel point ils sont indispensables au pays. Les politiques d’austérité budgétaire, les suppressions de lits et de postes ont des conséquences lourdes bien visibles aujourd’hui. Elles doivent être abandonnées.

Si des milliards d’euros ont pu être trouvés pour sauver l’économie, l’intersyndicale exige d’urgence une rallonge budgétaire d’ampleur pour les services publics. Chacun doit être mis à contribution à hauteur de ses moyens, c’est pourquoi nous exigeons le rétablissement de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune, ce qui permettra d’injecter des moyens supplémentaires dans les finances publiques qui en ont grandement besoin.
Dans l’attente de ces mesures nationales que nous appelons de nos voeux, l’Intersyndicale exige que la priorité absolue soit donnée à la lutte contre le Covid-19. Cela passe aussi par la protection des salariés sommés de travailler pour la nation. Ils/elles sont en droit d’exiger de ne pas y sacrifier leur santé.
C’est pourquoi les organisations syndicales CGTR, FO, FSU, SAIPER, SOLIDAIRES, UNEF appellent le préfet de La Réunion à n’autoriser le déplacement des salariés que dans le cadre des activités dites essentielles à la vie (santé et approvisionnement) et dans des conditions de protection sanitaire irréprochables.

Enfin, l’intersyndicale apporte son soutien à l’ensemble des salariés qui font valoir leur droit de retrait  si ces conditions de protection de leur santé ne sont pas garanties !

L'intersyndicale de La Réunion

   

2 Commentaire(s)

Et puis quoi ?, Posté
c bien de dénoncer, mais après concrètement ? Proposez au moins un modèle avec une trame pertinente deja toute faite (éventuellement à compléter) de droit de retrait pour que les salariés qui veulent y recourir puissent le faire plus facilement. A la limite proposez aussi une assistance juridique sur ce thème aux salariés pour les éclairer et rassurer (bien que sur les conséquences sur l'emploi, là dessus pas de miracle : si votre employeur est un salaud, il n'aura pas de scrupule à vous dégager à la première occasion, même si c'est soi-disant interdit si votre retrait se justifie par l'absence de mesures de protection suffisantes)
enfoncer des portes ouvertes ça ne sert pas à grand chose (à part faire de la com, et on a vu ou ça mène de se contenter de la com sans chercher d'efficacité dans l'action publique)...
Liza, Posté
L argent passe avant la santé ! !!bien malheureux de nos jours!!!!courage aux victimes. !!!