Tribune libre de la CGTR :

Nous salarié.e.s, nous avons un seul bien notre santé


Publié / Actualisé
Dans cette guerre contre le virus, il y a 2 camps : les travailleuses, les travailleurs sont au front et les actionnaires sont planqués à l'arrière. Nous salarié.e.s, nous avons un seul bien notre santé. La CGTR dénonce l'irresponsabilité des autorités et des patrons qui obligent les salarié.e.s à travailler. À longueur de journées, les consignes, les cris d'alarme, les supplications des médecins, des infirmières se succèdent avec un seul mot d'ordre : RESTEZ CHEZ VOUS !
Dans cette guerre contre le virus, il y a 2 camps : les travailleuses, les travailleurs sont au front et les actionnaires sont planqués à l'arrière. Nous salarié.e.s, nous avons un seul bien notre santé. La CGTR dénonce l'irresponsabilité des autorités et des patrons qui obligent les salarié.e.s à travailler. À longueur de journées, les consignes, les cris d'alarme, les supplications des médecins, des infirmières se succèdent avec un seul mot d'ordre : RESTEZ CHEZ VOUS !

En regardant ce qui s’est passé en Chine et maintenant en Italie, pour arrêter la propagation du virus et ne pas engorger les hôpitaux, il faut rester confiné. Le syndicat des internes en médecine demande à Macron d’ordonner un confinement total, une demande restée sans réponse. Jusqu’à ce jour, à part les commerces non alimentaires, chaque patron peut garder son entreprise ouverte et obliger ses salariés à venir travailler au mépris de la santé publique.

Les ministres nous disent qu’il faut rester chez nous et en même temps qu’il faut aller travailler. La ministre du travail Pénicaud a même sommé le patronat du bâtiment de redémarrer les chantiers.

Macron et les ministres martèlent : il ne faut surtout pas que l’économie s’arrête. Dans leur langue il faut comprendre : il ne faut pas que la fabrication des profits s’arrête même si cela aggrave la crise sanitaire.

Toutes ces personnes malades, tous ces morts pour préserver les profits !

Les aveux d’Agnès Buzyn ont révélé que les ministres nous ont menti depuis le début. Ils savaient qu’un tsunami sanitaire se préparait et ils n’ont rien fait. Le gouvernement et le patronat qui nous obligent à venir travailler alors que l’activité n’est pas vitale sont des irresponsables.

Pour la CGTR, il faut arrêter de jouer à la roulette russe avec la vie de la population.

Jean Yves Payet, membre du Bureau confédéral et secrétaire général de l'UR Est

   

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