Tribune libre de Yannick Payet Fontaine :

Le COVID-19 : le point départ d'un nouveau modèle de société


Publié / Actualisé
Voilà que chacun.e d'entre nous est face à ses responsabilités, un virus dénommé COVID-19 a dynamité depuis le début de cette année des pans entiers de notre organisation sociale et économique. Qu'est ce qui se passe... qu'est ce qui fait qu'aujourd'hui, nos sociétés modernes se trouvent face un problème sanitaire qui peut paraître insoluble !!! (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Voilà que chacun.e d'entre nous est face à ses responsabilités, un virus dénommé COVID-19 a dynamité depuis le début de cette année des pans entiers de notre organisation sociale et économique. Qu'est ce qui se passe... qu'est ce qui fait qu'aujourd'hui, nos sociétés modernes se trouvent face un problème sanitaire qui peut paraître insoluble !!! (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Toute l’histoire de l’humanité nous a montré que ce n’est pas la première fois que nous faisons face à une telle épidémie : la peste noire au moyen âge, considérée comme la première pandémie, la grippe espagnole au début du XXème siècle, et depuis ces deux dernières décennies, la grippe H1N1, le SRAS en 2003, et le virus Ebola en Afrique, toutes ces maladies infectieuses ont toutes tué des millions de personnes dans le monde.

Le monde Néolithique a sa passerelle avec le monde de l’anthropocène, là où l’homme a commencé sa propre destruction, c’est-à-dire ce que nous vivons aujourd’hui est juste un effet booremang. Ne nous cachons pas dernière notre petit doigt, la destruction de nos écosystèmes et le changement climatique ont favorisé l’émergence de nouveaux agents pathogènes, tel que le virus qui sévit sur toute la planète. L’exemple de la déforestation massive est bien un fait majeur, pour nous exposer, nous les humains aux maladies dites zoonoses, qui mutent de l’animal à l’homme.

De ces bouleversements, s’organise de plus en plus le commerce des animaux sauvages, notamment dans certains pays Asiatiques et qui constitue des foyers de contamination. Des historiens ont souvent dit " l’histoire n’a pas qu’une seule explication " mais en l’occurrence, chaque fois que l’homme a modifié les sols, a dénaturé les écosystèmes pour son développement, il s’est exposé à ces micro-organismes qu’il n’avait jamais rencontré auparavant. Alors doit-on agir sur les conséquences ou bien sur les causes de ce désordre sanitaire ?

C’est peut-être là que pourrait débuter les solutions aux difficultés de demain, parce que des épidémies nous en aurons encore, c’est la communauté scientifique qui le dit, ces experts sont de plus en plus factuels quant aux maladies épidémiologiques qui vont dans l’avenir menacer l’humanité. Pour reprendre la formule élégante du Pr Raoult " l’inattendu doit être attendu avec beaucoup de vigilance ".

Quel est donc ce dilemme, sommes-nous enfin prêts à entamer ce processus de changement et de transformation, à prendre part à cette œuvre commune qui n’est pas forcément un fardeau disait récemment la philosophe Corinne Pelluchon dans le monde, mais bien un projet stimulant pour notre société. Il est urgent de modifier nos modes de production, de consommation et d’échanges, nous avons cette responsabilité individuelle et collective de réformer notre propre fonctionnement.

Oui c’est bien en amont, qu’on doit agir avant que les catastrophes nous balayent de cette planète terre. André Malraux en écrivant dans L’Espoir, a voulu nous donner un sens sur le mot courage, qui pour lui réside dans notre façon de fonctionner, et enfin dans la capacité en nous d’apporter une réponse aux préoccupations sociétales. Alors, avons-nous suffisamment de courage pour relever les défis du monde de demain… Méditons sur la théorie de Darwin ce n’est pas l’espèce la plus forte et la plus intelligente qui survit, mais bien celle qui s’adapte… !

Yannick PAYET FONTAINE
Doctorant à l’université de Lyon 3

   

1 Commentaire(s)

MAX CILAOS, Posté
Effectivement, le moment est opportun pour remettre en cause une partie des pratiques de production liées à la mondialisation. Chaque Etat doit se donner les moyens de procéder à un inventaire des choses qui sont indispensable pour la vie de sa Nation, médicaments, alimentationâ?|.même si ce repli stratégique se fera avec un surcoÃ"t. Il y va de la survie de notre Nation.