Tribune libre d'Emmanuel Doulouma :

68 % des animaux sauvages ont disparu en 50 ans : La Réunion + Verte milite pour l'éveil écologique !


Publié / Actualisé
En 2016 déjà, selon WWF (Le Fond Mondial de la Nature) plus de 50 % des vertébrés avait disparu en quarante ans, un phénomène dû à la pression exercée par l'humanité sur les écosystèmes à tel point que chaque année nous consommions, l'équivalent de 1,6 planète Terre pour satisfaire nos besoins. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
En 2016 déjà, selon WWF (Le Fond Mondial de la Nature) plus de 50 % des vertébrés avait disparu en quarante ans, un phénomène dû à la pression exercée par l'humanité sur les écosystèmes à tel point que chaque année nous consommions, l'équivalent de 1,6 planète Terre pour satisfaire nos besoins. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

En 2018, toujours selon un rapport de WWF, " l’indice planète vivante ", calculé par la Société zoologique de Londres à partir de 4 005 espèces entre 1970 et 2014, indique que les populations de vertébrés sauvages ont baissé de 60 %. Une catastrophe écologique toujours provoquée par les activités humaines destructrices, qui sont imputables, en premier lieu, à la perte et à la dégradation de l’habitat, sous l’effet de l’agriculture, de l’exploitation forestière, de l’urbanisation ou de l’extraction minière. Viennent ensuite la surexploitation des espèces (chasse, pêche, braconnage), la pollution, les espèces invasives et les maladies et enfin, de manière plus marginale pour l’instant, le changement climatique.

A l’époque, ces études faisaient déjà froid dans le dos, malgré cela elles passent sous les radars de la conscience collective souvent trop concentrée sur des priorités d’ordre individuelle.

Pourtant ce n’est pas seulement l’avenir des tigres, des pandas ou des baleines. C’est aussi celui de la survie même de l’humanité, soulignait l’ONG. "Il ne peut y avoir d’avenir sain, heureux et prospère pour les habitants d’une planète au climat déstabilisé, aux rivières asséchées, aux terres dégradées et aux forêts décimées, rappelle le directeur général de WWF International, Marco Lambertini, en préambule du rapport. Il ne peut y avoir de vie sur une planète totalement dépourvue de biodiversité, la toile du vivant dont chacun de nous dépend."

Tous les deux ans, l'ONG analyse la perte de la biodiversité à l'échelle planétaire. Le déclin continue. Il est "spectaculaire" : entre 2014 et 2016, la Terre a perdu 8% de ses populations d'animaux sauvages.

Ainsi le nouveau rapport publié en septembre 2020 parle d’un véritable " écocide " : 68 % des animaux sauvages ont disparu en moins de 50 ans, alerte le WWF.... " Nous assistons à la destruction de la nature par l’humanité ", résume cette fois ci Marco Lambertini, le directeur mondial de l’ONG. Tous les voyants sont au rouge !

Le rapport précise que la chute de la biodiversité est plus forte dans certaines régions du monde. Loin devant, on trouve l'Amérique Latine, l'Amérique Centrale et les Caraïbes avec 94% des vertébrés disparus depuis 1970. Sur le continent africain, la perte est de 65%. Certaines espèces, autant chez les mammifères que les insectes, subissent des pertes alarmantes : "60 % des moineaux ont disparu en France depuis 1980.

Sur 17 espèces de papillons européens suivis, la baisse des effectifs est de 49% entre 1990 et 2017." Parmi les espèces les plus en danger, on trouve les gorilles de République démocratique du Congo ou encore les tortues luth de Guyane.

Cette situation est due avant tout à la perte des habitats animaliers à cause des conversions de sols au profit de l'agriculture et de l'alimentation. D'autres raisons sont pointées du doigt, comme la surexploitation des espèces et des ressources, les pollutions, l'introduction par l'homme d'espèces étrangères invasives ou encore le réchauffement climatique "qui prend une part de plus en plus importante et menace de devenir une cause majeure si rien n’est fait."

"Aujourd’hui, un tiers des surfaces terrestres sont utilisées pour l’agriculture. Seuls 12% des océans restent sans activité humaine. 70% des zones humides sont détruites. Et 80% de la déforestation est due à la transformation des terres en surfaces agricoles", détaille l'ONG, qui dénonce plus largement les effets de "notre mode de production, de consommation et de la crise écologique".

A La Réunion, nous ne sommes pas épargnés par cet effondrement du vivant. De nombreuses espèces sont concernées comme nos tui-tuis, nos papangues, notre gecko vert de Bourbon, nos chauves-souris ou encore la faune de nos bassins et cours d’eau. Elles sont essentiellement menacées par l’activité humaine, par d’autres animaux importés ou domestiques et aussi par la pollution des sols et le braconnage ... La menace concerne également toute la biodiversité marine vivant autour de l’ile : baleines, tortues et autres poissons

... Nous avons le devoir de protéger tous ces animaux en préservant leur espace naturel !

A l’échelle de la planète, nous ne pouvons plus rester spectateur de cette situation alarmante, une seule option REAGIR.

La Réunion, les réunionnais, ne peuvent ignorer cette course contre la montre pour défendre la biodiversité mondiale. Ici comme ailleurs, nous devons changer fondamentalement notre manière de vivre, de consommer afin de rétablir l’équilibre entre les besoins de l’homme et la nature. Cela est l’affaire de tous, citoyens, élus, médias, décideurs privés. La Réunion + Verte milite pour un l’éveil écologique et soutien l’ensemble des propositions suivantes : l’augmentation des surfaces des aires protégées, la réduction de moitié de la consommation de viande dans les pays développés ou encore une diminution de 50% du gaspillage et toute autre mesure nécessaire pour la protection de la faune et la flore de notre ile et notre planète. Mais pour sa nou la besoin de zot, la natur la besoin de zot !

Ensemble sauvons le Vivant pour Sauver les générations futures.

Emmanuel DOULOUMA
La Réunion + Verte

   

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