Tribune libre de la députée Nadia Ramassamy :

Publication du rapport sur la chirurgie ambulatoire


Publié / Actualisé
Rapporteure, je me félicite de l'adoption ce mercredi 23 septembre du rapport sur la chirurgie ambulatoire. Ce procédé, qui correspond à l'hospitalisation de moins de douze heures, sans hébergement de nuit, représente aujourd'hui plus de 50% des séjours en chirurgie. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Rapporteure, je me félicite de l'adoption ce mercredi 23 septembre du rapport sur la chirurgie ambulatoire. Ce procédé, qui correspond à l'hospitalisation de moins de douze heures, sans hébergement de nuit, représente aujourd'hui plus de 50% des séjours en chirurgie. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

A travers les auditions de directeurs d’hôpitaux et de cliniques, de praticiens, des agences régionales de santé et de syndicats de professionnels de santé en milieu hospitalier comme libéral, nous avons pu identifier de nombreux points d’intérêts, tant au niveau de son développement qu’en terme de prise en charge des patients avant, pendant et après leur séjour.

En outre, la chirurgie ambulatoire permet de rapprocher le patient et les professionnels de santé : plus de 30% du temps est consacré aux échanges entre praticien et patient. Le rapport émet de même plusieurs propositions en faveur de l’amélioration des conditions des opérations en ambulatoire, que ce soit avant leur arrivée à l’hôpital en mettant en place des hôtels hospitaliers pour les patients vulnérables, ou après la sortie du patient, en effectuant un suivi plus efficace par les professionnels de ville.

Cependant, la crise sanitaire qui a frappé la France et le reste du monde cette année révèle des insuffisances dans son fonctionnement : si la chirurgie ambulatoire permet une prise en charge plus rapide et un passage plus court à l’hôpital des patients, le manque de moyens dans les hôpitaux publics a largement été ressenti par les professionnels de santé.

Ainsi, si l’on souhaite s’approcher de l’objectif des pouvoirs publics de 70% de chirurgie ambulatoire en France d’ici à 2022, il est essentiel de la repenser et de la réorganiser différemment, en développant les moyens humains et matériels nécessaires à son fonctionnement, tout en conservant un nombre de lits convenable permettant de répondre aux besoins hospitaliers en cas d’urgence comme au quotidien.

Nous ne pouvons pas nous permettre de faire des économies qui risqueraient d’entraîner une diminution de la qualité des soins prodigués aux patients. Le recours à la chirurgie ambulatoire doit rester un choix effectué par les professionnels de santé en fonction de chaque patient.

Nadia Ramassamy

   

1 Commentaire(s)

Missouk, Posté
Encore une tribune libre qui ne sert à rien ou à pas grand chose, sinon à rappeler qu'on existe. Je préfèrerais que cette dame, indemnisé largement avec l'argent public, donc avec nos sous, intervienne directement soit au Parlement, soit en commissions parlementaires, comme l'a si bien fait Mr RATENON hier en commission des lois...