Tribune libre du SNICS FSU :

Les infirmières de l'Education Nationale inquiètent pour les élèves et leur parcours de santé !


Publié / Actualisé
Le SNICS FSU, syndicat majoritaire à 72% des infirmiers de l'Education nationale de l'académie de La Réunion a tenu son congrès mardi et ce fût l'occasion d'échanges sur l'avenir de leur profession.
Le SNICS FSU, syndicat majoritaire à 72% des infirmiers de l'Education nationale de l'académie de La Réunion a tenu son congrès mardi et ce fût l'occasion d'échanges sur l'avenir de leur profession.

Au plein cœur de la crise sanitaire COVID, les infirmières sont en première ligne face aux inquiétudes légitimes des élèves, des parents, des personnels. Déjà beaucoup sollicitées, elles le sont encore davantage. Elles ont été nommées, à juste titre, référent COVID dans les établissements où elles exercent.

Elles ont à cœur que chaque élève puisse poursuivre sa scolarité et réussir dans des conditions sanitaires optimales. Mais toutes ces missions s’ajoutent aux nombreuses autres qu’elles réalisent au quotidien (accueil, écoute, soins, urgences, éducation à la santé, consultations infirmières, visite de dépistages…) et à moyens constants. Moyens qui sont d’ailleurs déjà insuffisants dans l’académie où il faudrait créer de nombreux postes pour que chaque lycéen, chaque collégien bénéficie de la présence à temps plein d’une infirmière dans son établissement et que chaque école soit prise en charge par une infirmière.

Par ailleurs un projet de décentralisation et de transfert vers les collectivités territoriales des infirmières scolaires les inquiète vivement. Leur place au sein des établissements scolaires est menacée et donc la prise en charge des élèves et leur parcours santé. Elles revendiquent la nécessité de rester au plus près des élèves et des équipes pédagogiques, au sein des établissements scolaires et sous la hiérarchie du chef d’établissement.
 

   

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