Musique :

Le mariage du maloya et de l'harmonica


Publié / Actualisé
Danyèl Waro, l'un des principaux chantres du maloya (musique traditionnelle de La Réunion) et l'harmoniciste Olivier Ker Ourio ont décidé d'unir leur talent. Le résultat est très agréablement surprenant. Le mariage du maloya et de l'harmonica a débouché sur un album et sur une série de concerts en septembre 2002
Danyèl Waro, l'un des principaux chantres du maloya (musique traditionnelle de La Réunion) et l'harmoniciste Olivier Ker Ourio ont décidé d'unir leur talent. Le résultat est très agréablement surprenant. Le mariage du maloya et de l'harmonica a débouché sur un album et sur une série de concerts en septembre 2002
"Papa la domann amoin mon garson pou kosa dé galé dann ton main? Asiz atoué la mêm mon garson alé pa fé désord dann shomin" ("Papa m'a demandé mon garçon pourquoi as-tu deux pierres dans la main. Reste ici mon garçon ne va pas semer le trouble dans la rue" - en créole réunionnais". Au cri de révolte poussé par la voix puissante de Danyèl Waro répond le roulement sourd du roulèr (tambour traditionnel de La Réunion). Le son de l'harmonica d'Olivier Ker Orio, allié inattendu, se joint à leur émotion, la soutient, l'amplifie. Une contrebasse se met de la partie et donne la réplique au bobre (instrument traditionnel de La Réunion). Le djembé et la batterie ne veulent pas être en reste et font écho au synthétiseur.
Le résultat étonne, il titille l'oreille, il séduit.
C'est un pari un peu fou entre Danyèl Waro et Olivier Ker Orio qui est à l'origine de ce mélange prouvant une nouvelle fois que le maloya sait s'unir avec bonheur à bien d'autres genres musicaux.
Les deux compères, en résidence d'artistes au Séchoir (la salle de spectacle du Piton Saint-Leu), sont soutenus par Pierre de Bethamann (clavier), Gildas Boclé (contrebasse), Serge Dafreville (roulèr), Franck Aguillon (batterie) et Nicolas Moucazambo (percussions).
Tout ce beau monde s'est produit en concert le vendredi 6 septembre au Séchoir, le samedi 7 septembre au Bato Fou (Saint-Pierre), le mardi 17 septembre à la salle Vladimir Kanter (campus de Saint-Denis) et le jeudi 19 septembre au théâtre de plein air de Saint-Gilles.
   

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