Mobilisation des intermittents du spectacle :

Durcissement du conflit


Publié / Actualisé
À La Réunion comme en métropole, les intermittents du spectacle font entendre leur voix et dénoncent le protocole d'accord signé vendredi dernier par le MEDF, la CFDT, la CE-CGC et la CFTC qui modifie le mode d'indemnisation du chômage
À La Réunion comme en métropole, les intermittents du spectacle font entendre leur voix et dénoncent le protocole d'accord signé vendredi dernier par le MEDF, la CFDT, la CE-CGC et la CFTC qui modifie le mode d'indemnisation du chômage
Les intermittents du spectacle se sont retrouvé ce mercredi 2 juillet 2003 après-midi à la direction régionale des affaires culturelles. Il s'agissait de dénoncer l'accord signé vendredi dernier. Ce texte modifie en effet les conditions d'indemnisation des intermittents.
Jusqu'ici, ils devaient justifier de 507 heures de travail dans l'année pour avoir droit à 12 mois d'indemnités chômage. Mais le nouveau dispositif prévoit 507 heures sur 10 mois seulement pour les techniciens et 10 mois et demis pour les artistes pour ne bénéficier que de 8 mois d'indemnisation. Mécontents, les intermittents multiplient les actions, notamment en métropole où ils n'hésitent pas à paralyser les festivals d'été. Rien de tel à La Réunion où les intermittents ont choisi de privilégier d'autres opérations, comme le geste de Meddy Gerville qui, lors de son concert dans le Sud, a plongé ses spectateurs dans le noir pendant quelques minutes avant d'expliquer la raison de son geste.
Les intermittents (350 environ), qui vont se regrouper en collectif, demandent que soit tenu compte de la spécificité réunionnaise. Ils évoluent en effet dans un marché plus étroit.
   

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