Année du Brésil en France :

En quête de valeurs communes


Publié / Actualisé
Dans le cadre de l'année du Brésil en France, le conseil général proposera au public une pléiade d'activités du mardi 29 novembre au mardi 20 décembre 2005 dans toute l'île. Parmi elles, des conférences sur l'histoire du Brésil, du cinéma avec des fictions et des documentaires, du sport ainsi que de la musique. Par le biais de l'esclavage, le Brésil et La Réunion, rappelons-le, ont une part d'histoire commune
Dans le cadre de l'année du Brésil en France, le conseil général proposera au public une pléiade d'activités du mardi 29 novembre au mardi 20 décembre 2005 dans toute l'île. Parmi elles, des conférences sur l'histoire du Brésil, du cinéma avec des fictions et des documentaires, du sport ainsi que de la musique. Par le biais de l'esclavage, le Brésil et La Réunion, rappelons-le, ont une part d'histoire commune
"C'est un bout de l'âme réunionnaise que nous allons chercher au Brésil", déclare Jean-René Dreinazc, président du comité réunionnais de Moringue. Deux cultures à l'opposé du globe, que tout semble séparer mais pourtant liées par un même passé. Ces terres partagent une histoire coloniale fondée sur l'établissement et le développement d'une économie de plantation générée par un système esclavagiste. Dans le cadre des manifestations prévues pour l'année du Brésil en France, un cycle de conférence sera organisé en vue de faire découvrir au grand public les aspects multiples de cette histoire commune. Ces conférences seront animées par Tania Gandon, professeur d'histoire à l'université de Bahia, spécialiste de l'histoire coloniale du Brésil et plus particulièrement de l'héritage esclavagiste. "Il est impressionnant de voir à quel point, malgré cette distance, il existe des similitudes entre le Brésil et La Réunion. Il y a notamment le culte voué à Saint-Expédit et la capoeira (le moringue - ndlr)", explique-t-elle. Ces conférences auront pour thèmes, entre autres, "l'histoire de l'esclavage au Brésil" qui se déroulera le mardi 29 novembre à partir de 18H dans l'hémicycle conseil général à Saint-Denis. "La vie quotidienne des esclaves" sera abordée le jeudi mercredi 30 novembre à 18H à la médiathèque de Saint-Benoit ainsi que le jeudi 1er décembre à 18H au centre alpha à Saint-Pierre. "La préférence africaine dans la construction d'une culture brésilienne" clôturera ce cycle de conférences le vendredi 2 décembre à 18H à la médiathèque du Port.

Cinéma et musique

Tout au long du mois de décembre, une série de quatre films brésiliens sera diffusée gratuitement pour le grand public ainsi que les scolaires.
Deux documentaires musicaux "Le miracle de Candeal", de Feranando Trueba et "Brasileirinho", de Mika Kaurismaki, et deux fictions dont "Quatre jours en septembre", de Bruno Barretto seront à l'affiche.
Une formation musicale brésilienne, le "Trio Mocoto" et sa "samba soul", se produira pour sa part le 15 décembre sur le front de mer de Saint-Pierre, le 16 décembre sur le front de mer de Saint-Paul le 17 décembre sur l'esplanade de Champ-Fleuri et à Sainte-Rose le 18 décembre. Les premières parties sera assurée par des groupes locaux.

Capoeira et moringue

Par ailleurs, un échange culturel entre une délégation de Réunionnais moringueurs des différents clubs de l'île et de jeunes brésiliens du groupe Abbada Capoeira de Salvador De Bahia. Au total, se sont 18 personnes dont 2 maloyeurs réunionnais qui vont découvrir "comment on peut vivre d'une passion, de la capoeira au Brésil. Il y aura aussi des échanges sur les pratiques ainsi que sur le savoir-faire des Brésiliens" explique Jean-René Dreinaza.
Rappelons que la capoeira brésilienne, comme son cousin réunionnais le moringue, est une danse de combat d'origine africaine
À La Réunion, près de 1 000 licenciés pratiquent le moringue. Il existe 18 clubs dans l'île et une dizaine en Métropole. Reconnu par l'État comme un art et une tradition populaire, le moringue est très réglementé, alors qu'au Brésil même s'ils sont 25 000 à pratiquer la capoeira, elle est toujours considérée comme faisant partie du folklore brésilien et non reconnue comme un sport.


Audrey Hoarau
   

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