Fête du 20 décembre à Saint-Denis :

Miriam Makeba pour fêter l'abolition de l'esclavage


Publié / Actualisé
Cette année, le conseil général propose une fête du 20 décembre en forme d'ouverture vers les autres mais aussi axée sur la paix. Le 19 décembre 2006 au soir, Miriam Makeba, figure de la lutte contre l'apartheid, se produira gratuitement devant le théâtre de Champ Fleuri à Saint-Denis. Parallèlement, le conseil général signe une convention de coopération culturelle avec le Mozambique.
Cette année, le conseil général propose une fête du 20 décembre en forme d'ouverture vers les autres mais aussi axée sur la paix. Le 19 décembre 2006 au soir, Miriam Makeba, figure de la lutte contre l'apartheid, se produira gratuitement devant le théâtre de Champ Fleuri à Saint-Denis. Parallèlement, le conseil général signe une convention de coopération culturelle avec le Mozambique.
Le 20 décembre prend une ampleur particulière cette année. Tout d'abord, le concert donné en commémoration de l'abolition de l'esclavage dans l'île aura pour vedette Miriam Makéba. Cette grande chanteuse sud-africaine porte en elle le symbole de la lutte contre le racisme, l'apartheid et plus largement pour la paix et la liberté. Une présence d'autant plus importante qu'après ce concert, la diva tirera sa révérence. En effet, La Réunion est le point d'orgue de sa grande tournée internationale d'adieu et elle se produira en compagnie de représentants des pays voisins mais aussi d'un de nos groupes symboles : Zizkakan. Après La Réunion, la grande dame partira se reposer pour une plénitude bien méritée.

Symbole de la lutte anti-apartheid

À 73 ans, celle que l'on surnomme "Mama Africa", est connue pour son combat pour l'égalité et les droits de l'Homme. Symbole de la lutte anti-apartheid, avant même Nelson Mandela, et exilée pendant 30 ans, elle revendique avant tout son statut de chanteuse plutôt que celui de femme politique. Souvent comparée à Ella Fitzgerald, elle s'inscrit comme l'une des plus belles voix féminines du jazz et son talent est reconnu dans le monde entier. Ses mélodies chantent la tolérance, la paix et le devoir de mémoire tant la vie de cette artiste hors du commun s'entremêle avec l'histoire du continent noir. Une histoire de lutte mais aussi de victoire en faveur de la tolérance et la liberté.Pour cette soirée, elle sera accompagnée des percussions envoûtantes des danseurs guerriers venus de la province de Inhambane au Mozambique.

Invité d'honneur : le Mozambique

Car cette année, le Mozambique est l'invité d'honneur du programme de manifestations proposé par le conseil général. Déjà, une exposition sur l'art Makondé a été montée par le musée historique de Villèle, en relation avec les musées nationaux du Mozambique. Elle se tient jusqu'au premier juillet 2007 et propose la découverte de quelques aspects de la culture Makondé qui compte parmi les formes artistiques les plus originales et les moins connues d'Afrique.

Exposition

Un ensemble varié de collections provenant du MUSART (musée national d'art) de Maputo et du MUSET (musée national d'ethnologie) de Nampula sont présentées pour la première fois à La Réunion. Le public découvrira des instruments de musique (arc musical, tambours), des objets domestiques (pilon, vanne), des masques faciaux et masques heaumes, des sculptures traditionnelles et contemporaines, des céramiques, des xylogravures, des tirages noir & blanc du photographe mozambicain José Cabral ainsi que des films ethnographiques tournés dans les années cinquante.

"Des solidarités historiques et culturelles "

Cette exposition marque la première étape d'une coopération culturelle de plus grande ampleur. Le 18 décembre, le gouvernement du Mozambique et le Conseil général de La Réunion s'engageront contractuellement. Après plusieurs rencontres, ils ont adopté le texte d'un accord de coopération qui prévoit des collaborations et échanges artistiques visant à promouvoir des intérêts communs.
Pour le conseil général, "les liens entre le Mozambique et La Réunion sont anciens et ont créé entre eux des solidarités historiques et culturelles qui s'ajoutent aux solidarités nées de l'appartenance au même espace indiaocéanique". Cette nouvelle coopération permettra de "mettre en exergue la nécessité du devoir de mémoire afin de prendre en compte tous les enseignements du passé, affronter le présent et construire l'avenir avec sérénité et optimisme".
   

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