Média :

Kabar à Témoignages


Publié / Actualisé
Un Kabar est organisé devant Témoignages, au Port, ce jeudi 6 novembre, à partir de 18 heures, dans le cadre de la grève des journalistes. Pour la première fois de son histoire, l'ensemble de la rédaction de Témoignages est en grève, depuis ce mercredi 5 novembre. Les journalistes du quotidien portois protestent contre le départ forcé de leur ancien rédacteur en chef Alain Ilan Chojnow et contestent également le projet de ligne éditoriale présenté mercredi par la direction du journal.
Un Kabar est organisé devant Témoignages, au Port, ce jeudi 6 novembre, à partir de 18 heures, dans le cadre de la grève des journalistes. Pour la première fois de son histoire, l'ensemble de la rédaction de Témoignages est en grève, depuis ce mercredi 5 novembre. Les journalistes du quotidien portois protestent contre le départ forcé de leur ancien rédacteur en chef Alain Ilan Chojnow et contestent également le projet de ligne éditoriale présenté mercredi par la direction du journal.
"Nous ne sommes pas dans les locaux, mais la grève se prolonge, puisque nous ne livrons pas d'articles", explique Francky Laurent, journaliste de la rédaction, au deuxième jour de la grève du quotidien portois, qui a été publié ce matin, avec "des articles qui étaient en réserve ", selon les journalistes.
La rédaction mobilisée organise un kabar, ce jeudi 6 novembre, rassemblant musiciens et poètes, pour faire valoir leurs revendications.
C'est le renvoi "autoritaire, brutal, sans aucune concertation" d'Alain Ilan Chojnow, l'ancien rédacteur en chef du journal qui a déclenché la colère des journalistes. Ce renvoi marque un recentrage de la politique éditoriale selon les directives du Parti Communiste Réunionnais, qui se traduit par "une confiscation du journal", selon les grévistes. Alain Ilan Chojnow est remplacé par un des plus anciens collaborateurs du journal, Manuel Marchal.

Non à un journal de propagande

"On nous propose de passer d'un journal de débats à un journal d'opinion, ce qui signifie pour nous un journal de propagande", explique Francky Lauret.
Les journalistes partagent les opinions du parti communiste réunionnais mais n'acceptent pas que le choix de leurs sujets soient soumis directement aux instances du parti, ni qu'on leur dicte les questions à poser.
Pascale David, journaliste et porte-parole du mouvement, explique que "ce que nous souhaitons, c'est revenir à l'esprit du journal de Laurent Vergès ", qui a dirigé Témoignages, fondé en 1944, par Raymond Vergés son grand-père. Depuis 1959, Témoignages est l'organe du parti communiste réunionnais, fondé par Paul Vergès. "A l'époque de Laurent (Vergès), il participait à nos conférences de rédaction, mais nous discutions tous ensemble des sujets, des idées à mettre en avant. Ce que nous souhaitons aujourd'hui, c'est qu'on nous considère comme des personnes responsables, qu'on nous laisse la part qui est la nôtre en tant que journaliste ", explique la porte-parole du mouvement.
Au deuxième jour de la grève, les journalistes n'entendent pas céder et resteront mobilisés jusqu'à l'obtention du retour d'Alain Ilan Chojnow. En cas de blocage total des négociations avec la direction, Francky Lauret se dit prêt à aller jusqu'à quitter le journal en faisant jouer la clause de conscience, une clause spécifique au journalisme, qui autorise le salarié à quitter l'entreprise en cas de changement d'orientation ou de philosophie du journal.
   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !