3ème salon du livre de jeunesse :

Histoires de contes


Publié / Actualisé
Près de 120 000 personnes à La Réunion ont des difficultés pour lire, écrire et compter. L'ouverture du 3e salon du livre de jeunesse ce mercredi 3 décembre 2008 à la halle des manifestations du Port est l'occasion de réfléchir sur ce problème de société. "L'illettrisme est une souffrance" explique Nathalie Rivière, bibliothécaire à Saint-Paul, "il faut donner aux enfants le choix de lire". Ce choix peut passer par le conte, "il permet de créer un contact avec la langue" ajoute la bibliothécaire
Près de 120 000 personnes à La Réunion ont des difficultés pour lire, écrire et compter. L'ouverture du 3e salon du livre de jeunesse ce mercredi 3 décembre 2008 à la halle des manifestations du Port est l'occasion de réfléchir sur ce problème de société. "L'illettrisme est une souffrance" explique Nathalie Rivière, bibliothécaire à Saint-Paul, "il faut donner aux enfants le choix de lire". Ce choix peut passer par le conte, "il permet de créer un contact avec la langue" ajoute la bibliothécaire
"Le conte est une première approche de la lecture, une approche facilitée car elle est orale" note pour sa part Claire Filleul. Documentaliste au collège du Bernica à Saint-Gilles les Hauts, elle explique que les séances de contes au sein du CDI (Centre de Documentation et d'Information) sont un vrai succès. "En voyant un adulte lire une histoire, les enfants le prennent comme modèle et ils auront eux aussi envie de lire" dit-elle. Les contes sont donc un moyen ludique d'intéresser les enfants à la lecture.

L'association départementale les Francas a parié sur cette méthode pour lutter contre l'illettrisme. Pour cela, elle a créé un arbre à contes. Les enfants doivent illustrer les feuilles de l'arbre en s'inspirant d'un conte qu'ils ont lu. Une fois les feuilles décorées, elles sont utilisées par les enfants pour créer leurs propres histoires. Ils écrivent eux-mêmes un conte qui leur sera ensuite raconté. "Le conte favorise l'imagination et la construction identitaire des enfants par sa dimension culturelle. Les enfants côtoient autant l'histoire des "Trois petits cochons" que celle de "Granmèr Kal" souligne un membre des Francas.

À noter que pour les professionnels de la lecture et de la lutte contre l'illettrisme, le fait que les enfants soient au contact de deux langues, le créole et le français, n'est pas un frein à la lecture. "Le créole n'est pas un problème, c'est la façon dont on regarde le créole qui l'est" indique Claire Filleul.
   

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