Musique :

Le rappeur Orelsan viendra au Sakifo


Publié / Actualisé
Le rappeur français Orelsan participera à la 9ème édition du Sakifo, qui se tiendra du 1er au 3 juin 2012 à Saint-Pierre. L'annonce a été faite, ce vendredi 16 mars, par les organisateurs du festival musical, au cours d'un point presse. La polémique sur la venue de l'artiste n'a pas eu raison de sa programmation. En effet, sa participation au Sakifo est condammnée par un collectif d'associations luttant contre les violences intrafamiliales, qui le qualifie de "porte-parole de la haine, du meurtre et de la misogynie". À noter que ce mardi 20 mars, la commission permanente du conseil régional décidera du versement ou non de tout ou une partie des 150 000 euros de subventions allouées au festival.
Le rappeur français Orelsan participera à la 9ème édition du Sakifo, qui se tiendra du 1er au 3 juin 2012 à Saint-Pierre. L'annonce a été faite, ce vendredi 16 mars, par les organisateurs du festival musical, au cours d'un point presse. La polémique sur la venue de l'artiste n'a pas eu raison de sa programmation. En effet, sa participation au Sakifo est condammnée par un collectif d'associations luttant contre les violences intrafamiliales, qui le qualifie de "porte-parole de la haine, du meurtre et de la misogynie". À noter que ce mardi 20 mars, la commission permanente du conseil régional décidera du versement ou non de tout ou une partie des 150 000 euros de subventions allouées au festival.
Jérôme Galabert, directeur du festival Sakifo, et son équipe, n'avaient jusque là pas souhaité réagir à la polémique. C'est finalement ce vendredi que les organisateurs sont sortis de leur silence. Décrété persona non grata dans l'île par des associations de lutte contre les violences intrafamiliales, Orelsan sera bel et bien présent au Sakifo. "Nous avons fait le choix de le proposer dès le départ, il sera maintenu", a alors expliqué Jérôme Galabert. 


Depuis qu'elle a été annoncée, la programmation d'Orelsan faisait polémique. En cause, l'une de ses chansons interprétée en 2009 et qui profère des propos violents à l'égard des femmes.

S'il ne nie pas ce texte violent, Jérôme Galabert a déploré que l'affaire soit ressortie à La Réunion, malgré les explications passées du chanteur. Il dit avoir constaté "l'émotion du collectif d'associations" qui, a-t-il précisé, "fait face à une réalité quotidienne extrêmement grave". "Nous avons décidé de rester dans le dialogue potentiel avec ces associations", a-t-il ajouté. Selon l'expression de l'organisateur du Sakifo, "il faut sortir de cette polémique mais aller vers du pédagogique".

Concernant un éventuel "coup de publicité", l'organisateur du Sakifo a répondu : "Nous n'avons pas démarré cette polémique, ni souhaité réagir plus tôt pour qu'elle s'arrête d'elle-même. Nous ne sommes pas en déficit de notoriété".

Par ailleurs, le directeur du festival a également annoncé que, sur chaque billet acheté pour la soirée du dimanche 3 juin - date où est programmée Orelsan -, un euro sera réservé pour la constitution d'un fonds à destination de ces associations. Et ce, afin de les accompagner dans leurs démarches de lutte contre les violences intrafamiliales. "C'est une démarche personnelle sans arrière pensée", a tenu à préciser Jérôme Galabert.

Pour rappel, regroupées en collectif, les associations exigeaient à l'organisation la déprogrammation du rappeur, qui disent-elles, véhicule la violence et tient des propos "haineux et misogynes". Elles demandaient aux collectivités concernées de retirer du montant de leur subvention "la totalité du coût du cachet, billets d'avion et hôtel du rappeur"

Les associations rappellent qu'à La Réunion, six femmes sont décédées suite à la violence de leur compagnon ou ancien compagnon l'an dernier, et appellent à "une prise de conscience urgente de l'importance des messages que les collectivités prennent la responsabilité de véhiculer dans la société". Une pétition circule également dans l'île contre la programmation du rappeur.

À noter que c'est le mardi 20 mars que la Région tranchera sur le financement du Sakifo. Les élus de la commission permanente décideront du montant de subvention qu'ils alloueront au festival. Dans son édition de ce jeudi 15 mars 2012, le Quotidien indiquait que tous les scénarios étaient possibles. "Financement ou pas, financement total ou partiel. Il reviendra à l'ensemble des élus d'en décider", avait alors assuré Didier Robert, président du conseil régional. 

Pour sa part, Jérôme Galabert n'a pas souhaité "commenter à l'avance". "C'est aux élus de faire leur choix, ce que je respecte", a-t-il conclu.

   

3 Commentaire(s)

Sakiplèr, Posté
moin té pa loin dir o non de la liberté d'expression laisse lo shantèr fé son sakikrot, mé kan mi voi lo propozision lo patron SAKIFO dir li roverse 1 éro par biyé lo zour ou Orelsan i shant lo bann zasosiasion. Mi trouv li SAKIDEKONE GRAV, lé vré larzan napoin lodèr, li kroi tout bann madam lé kont Orelsan va pass léponz akoz va done azot larzan....Mi trouv Mr SAKIFO i mank respé, sé in SAKIDEKONE GRAV, é so festival lé riskad nir in sa SAKIKREV....
Panik, Posté
qui n'a jamais fait d'erreur? et par la suite s'est amélioré? personne? je me disais bien.
Gabriel Picard, Posté
Le chanteur qui n'aimait pas les femmes. L'incitation à la haine, à la torture et au meurtre se pavane sur les podiumcs. C'est un jour de honte pour la Réunion. Honte à M. Jérôme Galabert. Honte à M. le Maire de saint-Pierre. Gabriel Picard.