Concert ce samedi 2 avril 2016 au Palaxa, à Saint-Denis :

Ousanousava présente son double album en créole... et en français !


Publié / Actualisé
"Immortel. Sens dessus dessous", c'est le nom du nouvel album qu'Ousanousava viendra présenter sur la scène du Palaxa, à Saint-Denis, ce samedi 2 avril 2016. Ce concert sera l'occasion de faire découvrir les seize nouvelles chansons de leur dernier opus, attendu à la fin du mois d'avril. Sur scène, comme sur l'album, Ousanousava chantera en créole et en français.
"Immortel. Sens dessus dessous", c'est le nom du nouvel album qu'Ousanousava viendra présenter sur la scène du Palaxa, à Saint-Denis, ce samedi 2 avril 2016. Ce concert sera l'occasion de faire découvrir les seize nouvelles chansons de leur dernier opus, attendu à la fin du mois d'avril. Sur scène, comme sur l'album, Ousanousava chantera en créole et en français.

Pour ce groupe emblématique de la scène réunionnaise, chanter en français, “c’était une envie, mais pas une nouveauté, rappelle Bernard Joron, leader du groupe. Dans le répertoire de papa (Jules Joron, fondateur du groupe dans les années 80, ndlr), il y avait déjà deux chansons en créole, “Ecoute mon amour” et “Reste ma mie””. Le 10e opus du groupe, sorti en 2008, contenait également une chanson en français, “Tous les enfants”, qui avait donné son nom à l’album. Et puis, il y a eu “Ces artistes qui nous lient : de Brassens à Nougaro (2012)”, sorti en 2012. Dix-sept reprises pour “rendre hommage aux artistes français qui nous ont forgé et qui ont disparu, explique Bernard Joron. Après cet album, on s’est dit que ce serait bien d’écrire un album entier avec des chansons écrites en français. Mais on a quand même voulu l’accompagner de chansons en créole, peut-être pour ne pas décevoir notre public”.

Seize nouvelles chansons

C’est donc de cette idée qu’est né un double album: “Immortel” sera un disque blanc avec huit chansons en créole, et “Sens dessus dessous” un disque noir avec huit chansons en français. Sur des balades entrainantes, du maloya rythmé, ou encore du blues, “on retrouve des thèmes chers à Ousanousava : les interrogations sur le temps qui passe, la vie après la mort, mais aussi l’hypocrisie, la révolte ou la politique”, résument François et Bernard Joron.
C’est Bernard qui a signé la plupart des chansons, mais plusieurs musiciens ont également prêté leur plume. Le guitariste Patrick Atide a ainsi puisé des phrases dans les textes d’autres personnalités réunionnaises, comme Danyel Waro ou Alain Peters, pour en faire une chanson, “Hommage”. Le percusionniste Tony Talpot signe quant à lui une chanson pour son fils, où il aborde les joies et les difficultés d’être père.

Après la Cité des Arts, direction Grand Bassin

Après leur concert à la Cité des Arts, qui servira en quelque sorte de teasing avant la sortie du nouvel album, le groupe a envie d’une tournée un peu différente. “Nous avons l’ambition de faire ce spectacle dans des endroits insolites. En mai, nous devrions commencer par Grand Bassin, mais on pense aussi à des endroits comme Mafate ou le Dimitile”. L’idée, “c’est d’avoir un contact particulier avec le public”, expose Bernard Joron, en proposant un concert plus intimiste, puisque les artistes comme les spectateurs resteront dormir dans les gîtes après avoir marché pour rejoindre le lieu du concert.

Après près de 30 ans de carrière, Ousanousava ne manque donc pas d’idée pour rester sur le devant de la scène. Pour être “Immortel” ?  “Tant que le public sera présent, on sera toujours là, même si on vieillit!, ironisent les deux frères, agés de 51 et 50 ans. “Je considère toujours que nous sommes des amateurs et qu’on ne peut pas parler de carrière puisqu’on ne vit pas de notre musique. Comme la plupart des artistes réunionnais, on a nos boulots à côté, et la musique, c’est une passion, insiste Bernard Joron. Chez Ousanousava, beaucoup de corps de métiers sont représentés: le leader est prof d’EPS, son frère a fait toute sorte de petits boulots, le batteur est employé de banque, le bassiste est maçon, l’accordeoniste est mécanicien, etc, “parce que les cachets quand on se produit à La Réunion restent très bas par rapport à ceux des artistes venus de l’extérieur”, regrette Bernard Joron.

Après la sortie de ce quinzième album, le groupe a encore d’autres projets sous le coude, comme la publication d’un livre, “avec tous les textes et les accords des chansons d’Ousanousava, pour que n’importe qui puisse les jouer”.

www.ipreunion.com

Ousanousava en vidéo

   

1 Commentaire(s)

Jean François, Posté
Un bien bel article pour un groupe mythique ! Longue vie à Ousanousava, on sera là pour vous soutenir ce samedi !