40.000 personnes attendues au grand défilé de samedi :

La lumière viendra du Dipavali de Saint-André


Publié / Actualisé
La vingt-huitième édition du Dipavali de Saint-André connaîtra son apothéose ce samedi soir 28 octobre 2017 avec le grand défilé coloré en pleine ville. L'occasion d'évoquer les particularités de cette fête de la lumière dans l'île. Comme l'an dernier, 40.000 personnes devraient venir observer 1.500 danseurs, artistes et cavaliers d'une quarantaine d'associations de toute l'île et les six chars confectionnés pour l'occasion.
La vingt-huitième édition du Dipavali de Saint-André connaîtra son apothéose ce samedi soir 28 octobre 2017 avec le grand défilé coloré en pleine ville. L'occasion d'évoquer les particularités de cette fête de la lumière dans l'île. Comme l'an dernier, 40.000 personnes devraient venir observer 1.500 danseurs, artistes et cavaliers d'une quarantaine d'associations de toute l'île et les six chars confectionnés pour l'occasion.


Ils participeront à la parade thématique "De la lumière en musique" et s’élanceront de la piscine municipale à 18h15 avant de rejoindre la tribune officielle, Place de la mairie où se tiendra le spectacle final à 20 heures. Une chorégraphie de dix tableaux de danse indienne d’une durée de 40 minutes. Le feu d’artifice illuminera le ciel saint-andréen à 21 heures.

Le holi holi -la fête des couleurs- réservé aux adultes clôturera la manifestation culturelle ce dimanche au Parc du Colosse dès 14h30. Les enfants auront eux aussi le leur dimanche à 10 heures. Pour le défilé, 200 personnes assureront la sécurité (protection civile, police municipale et nationale). 300 employés communaux s'occuperont aussi de la logistique.

Cet événement va enfin se dérouler après neuf mois de préparation. Daisy Allamèle, chef de projet du Dipavali depuis la première édition en 1990, décrit ce moment central pour la communauté hindoue de l’île.

"En 1990, il n’y avait personne à 18 heures dans les rues de Saint-André et juste après 10.000 personnes sont arrivées. Nous n’avions que dix associations. Le côté cultuel est important. Dans les maisons, on allume des flammes sacrées, on mange des mets sucrés... On se pare de ses plus beaux habits, neufs, et de beaux bijoux avant de partir au temple pour prier", détaille-t-elle.

Le 18 octobre dernier marquait une date importante dans ce moment de recueillement. Il s’agissait du jour religieux décidé en fonction du jour lunaire.

"Quatre artistes venus d’Inde présents depuis le mois d’août confectionnent les six chars colorés pour les artistes. Chaque association amène sa touche personnelle sur son char. Le drapage de sari, les colliers de fleurs, les guirlandes de lumière…", commente-t-elle.

- Dipavali version Réunion -

Le Dipavali version Réunion diffère du Diwali des autres régions indiennes où il est fêté. Elle relève quelques différences. "En Inde, ils se sont davantage appropriés cette fête de la lumière par rapport à nous. Cela se fête en famille et dans les rues mais les indiens sortent moins qu’à La Réunion. Ici, ce Dipavali est très important car on a toujours besoin de la lumière. Saint-André va briller de partout", lance-t-elle.

"Chaque couleur a une signification. Vert pour l’harmonie, orange pour l’optimisme, rouge pour la joie et l’amour et bleu pour la vitalité", ajoute-t-elle. Le Dipavali ou le Diwali constitue la fête religieuse la plus importante de l’année pour les plus de 900 millions d’hindous du monde. On célèbre le retour du dieu Rama dans la ville d’Ayodhya et sa victoire dans le combat de la lumière sur les ténèbres.

En Inde, ce jour est férié. Les croyants décorent leurs maisons, se parent de leurs nouveaux habits ou bien s’offrent des cadeaux. Les traditions varient selon les différentes régions. Dans le Nord, les habitants allument de nombreuses lampes à huile ou des pétards afin de combattre le mal. Au Tamil Nâdu, la veille des festivités, les croyants nettoient le four de leur maison et le purifient avec du jus de citron.

Le jour J, ils se baignent également dans l’huile. Cette pratique équivaudrait au niveau spirituelle à un bain dans le fleuve du Gange. Des pratiques bien éloignées de celles que l’on connaît à La Réunion.

ts/www.ipreunion.com

   

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