"Ambroise Vollard, un don singulier" :

Le livre qui veut faire découvrir ce Réunionnais qui a révélé Picasso


Publié / Actualisé
Il est de loin le Réunionnais qui a le plus marqué le monde de l'art. Dénicheur de talents, ce marchand d'art dionysien a révélé Gauguin, Cézanne ou Matisse, mais aussi et surtout Picasso entre la fin du 19ème et le début du 20ème siècle. Aujourd'hui, Bertrand Leveneur et Fabienne Jonca lui consacrent un livre : "Ambroise Vollard, un don singulier" où l'on découvre le Vollard réunionnais.
Il est de loin le Réunionnais qui a le plus marqué le monde de l'art. Dénicheur de talents, ce marchand d'art dionysien a révélé Gauguin, Cézanne ou Matisse, mais aussi et surtout Picasso entre la fin du 19ème et le début du 20ème siècle. Aujourd'hui, Bertrand Leveneur et Fabienne Jonca lui consacrent un livre : "Ambroise Vollard, un don singulier" où l'on découvre le Vollard réunionnais.

"Il y a eu beaucoup de livres sur Ambroise Vollard, mais aucun d'eux n'abordaient son côté réunionnais" raconte Fabienne Jonca, co-auteure du livre "Ambroise Vollard, un don singulier", à paraître aux éditions Quatre épices. Réalisé à l'occasion du 70ème anniversaire du don Vollard au musée Léon Dierx de Saint-Denis, l'ouvrage retrace le parcours d'un homme "fondamental dans l'histoire de l'art", raconte l'auteure. "Tout le monde le connaît, certains nous l'envient", et malgré qu'il "ne soit pas d'une dynastie de marchand", le dionysien a eu "un œil incroyable" pour révéler l'artiste espagnol Pablo Picasso ou encore le peintre français Paul Cézanne.

L'idée : "présenter les collections qui sont aujourd'hui au musée Léon Dierx pour comprendre comment Ambroise Vollard un tel précurseur dans tous les domaines de l'art" expose Fabienne Jonca. Pour elle, "à La Réunion on se rend pas assez compte de qui était Ambroise Vollard", si ce n'est des "élèves qui ont la chance d'aller au musée pour découvrir que la richesse de Léon Dierx vient du don Vollard".

- La culture à La Réunion au 19ème siècle -

Élevé dans le centre-ville de Saint-Denis qu'il a quitté pour la métropole à ses vingt ans, Ambroise Vollard "a franchi le Bas de la Rivière pour découvrir d'autres univers comme Le Port ou le reste de l'Ouest explique Fabienne Jonca". Selon l'auteure, "il sortait de la ville très clivée entre le côté ouvrier et portuaire, et là où vivaient la communauté blanche".

Dans l'ouvrage, un chapitre est consacré au monde culturel de La Réunion à la fin du 19ème siècle. "Quand Ambroise Vollard a quitté l'île, il y avait un seul musée, le museum d'histoire naturelle, quelques expositions temporaires à l'ancien Hôtel de Ville, un théâtre. La culture se résumait à ça" raconte l'auteure. Alors, comment expliquer sa rencontre avec autant de grands artistes ? "Il a eu du nez, il a osé, et il a aussi spéculé sur certains artistes quand il a acheté des ateliers entiers par exemple" explique Fabienne Jonca. "Il était un vrai marchand d'arts, au sens marchand du terme. Paradoxalement, il était aussi éditeur d'arts mais ça n'a forcément toujours bien fonctionné… C'était un équilibre" assure-t-elle.

hf/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Aterla, Posté
J'avais lu un article comme quoi il y avait des trésors dans certains de nos musées réunionnais.
Trésors dans le sens de véritables oeuvres d'art reconnues. Elles ne seraient pas exposées, juste gardées au coffre et prétées à d'autres musées internationaux.
Quelqu'un en saurait-il plus?