Photographe amatrice passionnée :

Ghislaine Founion-Madru, des photos que l'on confond avec des tableaux


Publié / Actualisé
Sa passion pour la photographie est récente mais puissante. Ghislaine Founion-Madru expose ses oeuvres et elle est très demandée. Il faut dire que ses photos ne laissent pas indifférent. Troublantes, elles ressemblent à s'y méprendre à des tableaux venus d'une autre époque. Notre photographe amatrice du jour a fait des natures mortes sa spécialité. Des clichés léchés, travaillés en clair-obscur que Ghislaine Founion-Madru compose dans sa cuisine à la lampe de poche.
Sa passion pour la photographie est récente mais puissante. Ghislaine Founion-Madru expose ses oeuvres et elle est très demandée. Il faut dire que ses photos ne laissent pas indifférent. Troublantes, elles ressemblent à s'y méprendre à des tableaux venus d'une autre époque. Notre photographe amatrice du jour a fait des natures mortes sa spécialité. Des clichés léchés, travaillés en clair-obscur que Ghislaine Founion-Madru compose dans sa cuisine à la lampe de poche.

Cela peut sembler incongru mais la plupart des modèles de notre artiste termine dans son assiette. Ghislaine Founion-Madru travaille surtout avec des fruits et légumes de La Réunion. Incongru ? Pas tant que cela, quand on apprend à connaître Ghislaine Founion-Madru, car tout part de là.

Faire découvrir La Réunion à ses petits-enfants

Une histoire de famille, un joli conte. Il était une fois, une grand-mère loin de ses quatre petits-enfants. Les marmailles vivent en Allemagne et ne sont jamais venus à La Réunion alors la mamie se dit que ce serait chouette que La Réunion vienne à eux. Pourquoi ne pas prendre des photos des fruits et légumes péi pour les faire découvrir aux marmailles. C’est comme cela que Ghislaine Founion-Madru se met à la photo. Les clichés deviennent un livre et les gamins découvrent que leur mamie a quand même un sacré talent !

À la retraite

C’est la veille de son départ à la retraite que Ghislaine Founion-Madru se lance dans l’aventure. Encouragée par son mari, lui aussi photographe amateur et quelques copains. C’était il y a quatre ans, au début, la sexagénaire se dit que cette activité nouvelle va l’occuper puis elle devient vite accro et trouve son "truc".

Son dada : les natures mortes

Ses modèles, Ghislaine Founion-Madru les trouve dans son jardin. Des fruits, des légumes, des fleurs… "au début, je les prenais en photo dans le jardin mais la lumière ne me convenait pas alors j’ai ramené mes modèles dans ma cuisine, j’ai tâtonné pour arriver à trouver ce que je cherchais, un clair-obscur." explique l’artiste.

Si les photos de Ghislaine Founion-Madru sont sobres, elle lui demande plus de trois heures de travail. L’artiste crée d’abord sa composition, en triangle et ajoute ensuite la lumière, l’élément crucial. Il y a aussi le fond et le support. Des clichés tellement minimalistes que chaque détail compte, chaque détail a une signification, rien, n’est laissé au hasard.

De l’ombre et de la lumière

Derrière tant de beauté et de subtilité, on a du mal à imaginer une technique aussi "artisanale". C’est à la lampe de poche que la photographe donne vie à ses oeuvres et arrive à jouer de manière aussi précise sur l’ombre et la lumière "j’ai expérimenté différentes source de lumière, j’en expérimente encore, la lumière fait tout, c’est ce qui donne corps à mes photos."

Ses inspirations

Si les clichés de Ghislaine Founion-Madru ressemblent à s’y méprendre à des tableaux, c’est tout simplement parce que la peinture est sa source d’inspiration. Notamment l’âge d’or de l’école hollandaise du 17ème siècle avec ce clair-obscur si typique. Et un artiste en particuliers fait battre le cœur de cette passionnée de peinture, Jean-Siméon Chardin, le premier grand peintre de nature morte français. Mélangez tout cela et vous obtenez Ghislaine Founion-Madru.

D’ailleurs, la peinture, c’est son premier amour. La sexagénaire a toujours eu une âme d’artiste. Avant la photographie, c’est au dessin que Ghislaine Founion-Madru se consacrait "j’ai beaucoup peint et beaucoup dessiné, j’ai d’ailleurs failli faire les Beaux-Arts mais finalement, je me suis orientée vers des études plus classiques" puis il y a eu un passage à vide, le quotidien a pris le dessus avant que Ghislaine ne se découvre une nouvelle passion...

Un engouement

Et ça marche, ce qui fait vibrer Ghislaine Founion-Madru c’est de "susciter une émotion, la réminiscence d’un tableau que le spectateur aurait entrevu." La photographe amatrice a exposé ses clichés à Sainte-Suzanne, Saint-Joseph, sa photo " Curcuma " a été récompensée lors de l’exposition " Regards croisés " à Saint-Pierre l’année dernière.

 

Avec son objectif macro, Ghislaine Founion-Madru vous transporte dans sa réalité. Elle a élargi ses modèles aux fleurs, aux parfums, aux objets… Des fruits et légumes venus d’ailleurs comme les cerises du Brésil sont venus étoffer la gamme de modèle de cette artiste originale qui oscille entre la photographie et la peinture. 

fh/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Erland, Posté
J'adore ! Super travail ! Merci à IPR pour la belle découverte