Du 6 mai au 29 septembre 2019 :

Artothèque : l'exposition "Bannir le vert" va débuter


Publié / Actualisé
Ce lundi 6 mai 2019, l'exposition " Bannir le vert " de Mounir Allaoui ouvrira ses portes aux spectateurs à l'Artothèque de Saint-Denis. Elle durera jusqu'au 29 septembre.
Ce lundi 6 mai 2019, l'exposition " Bannir le vert " de Mounir Allaoui ouvrira ses portes aux spectateurs à l'Artothèque de Saint-Denis. Elle durera jusqu'au 29 septembre.

Les écrans de télévision ont envahi les murs de l'Artothèque de Saint-Denis en ce mois de mai 2019. Jusqu'au 29 septembre prochain, ils diffuseront les images de nature verdoyante réalisées par Mounir Allaoui. A leurs côtés, des photographies issues des vidéos diffusées un peu partout dans la salle sont disposées. " C'est une façon de créer un raccord entre mes vidéos et une image fixe, pour rentrer dans les habitudes d'une exposition traditionnelle " souligne l'artiste.

Fruit de plusieurs années de travail, " Bannir le vert " fait référence au cinéaste japonais Nagisa Oshima, que Mounir Allaoui admire et dont le travail consistait à bannir la couleur verte de ses productions pour contrer les images traditionnelles de nature qui affluaient dans le cinéma nippon. " J’ai voulu créer l’ironie entre le nom de l’exposition et son contenu " explique l’artiste. En effet, la totalité des œuvres présentées ont été tournées au cœur de la nature.

Un attrait pour la culture japonnaise

C’est au fil de ses résidences d’artistes, entre 2011 et 2018, que Mounir Allaoui a réalisé son projet. " La première vidéo a été réalisée lors d’une résidence au Château La Borie, dans le Limousin. C’était un travail indépendant, mais au fur et à mesure des années, toutes mes vidéos ont été marquées par ma sensibilité artistique " développe-t-il. C'est ainsi que l'exposition est née. " On peut quand même dire que c'est l'aboutissement de vingt ans de travail" précise le cinéaste.

L’exposition est donc une suite de vidéos, allant de 10 à 42 minutes. Des clichés, tirés de chacune d’entre elles, accompagnes les écrans. Une façon de créer le lien entre mouvement et image fixe. Une vidéo a, elle, était déstructurée pour être présentée sous la forme de plusieurs mini-vidéos disposées sur un paravent, accompagnées par des photos. " Quand on regarde une vidéo, l’œil a tendance à enchainer les images de manière fluide. En décompensant une vidéo, on peut l’analyser " explique le cinéaste.

Plus loin, une oeuvre réalisée dans les jardins de l'Artothèque présente une artiste réunionnaise, chantant en japonais. Une façon de souligner l'attachament de Mounir Allaoui à l'archipel asiatique. L'exposition fait d'ailleurs écho au travail du vidéaste Yasujiro Ozu, connu pour ses films épurés. Une inspiration qui se retrouve dans les oeuvres de l'artiste réunionnais.

as/www.ipreunion.com

   

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